Band 
Tome IX.
Seite
176
JPEG-Download
 

176

DÉFENSE DE C0J1MEUCE li

je vous laissai touchant Bourgogne ; pour moi, jenai pas dans limagination un autre paradis quecelui-. Jai eu ce matin des lettres du sénéchalde Beaucaire que je vous ai envoyées ; nous re-médierons bien à tout quand je vous aurai parlé.Je men vais lundi à Tours . Je ne vous écris riende plus, mais jai grandfaim de parlera vous,plus que je nai jamais eu à aucun confesseurpour le salut de mon âme. Ecrit à Loches ,28 octobre. »

Déjà même il avait retiré au grand-maître unepartie des compagnies qui étaient sous ses ordres,et les avait envoyées sur les côtes de Normandie pour sopposer aux descentes et aux ravages dela marine des Bourguignons.

Le roi lit alors écrire à toutes les bonnes villesafin quelles eussent à envoyer chacune deux deleurs plus notables bourgeois et des mieux in-struits au fait du commerce, pour aviser avec sonconseil à ce quil y avait à faire au sujet desdommages que la marchandise de France avaitsoufferts par ordre du duc de Bourgogne . Il lutrendu compte à cette assemblée, que, par lettresdu 12 juin, ce prince avait fait saisir les mar-

1 LcKrcs du roi au graml-maitre.