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chandises appartenant aux Français qui pou-vaient se trouver dans ses États. Ainsi toutescelles qui avaient été conduites à la grande foired’Anvers avaient été perdues au grand préjudicedes plus notables marchands du royaume. Le ducde Bourgogne avait donné pour motif de cetteviolation les prises que le comte de Warwickavait faites sur les sujets llamands; cependant leroi avait offert d’en procurer la restitution; etd’ailleurs il eut fallu, disait-on, se pourvoir enjustice pour obtenir des dommages, et non pro-céder par voie de fait. On exposait, en outre,comment la chose s’était faite avec tant de promp-titude, et si bien par pure volonté, que le sireJean de Saveuse avait retenu une forte sommesur la vente de ces marchandises, en compensa-tion de biens meubles provenant d’une succes-sion pour laquelle un procès était encore pen-dant au Parlement. Il n’y avait donc plus nullesûreté à commercer avec les pays du duc deBourgogne . Le roi, pour le bien du négoce, sanslequel aucun royaume ni province ne pouvait,disait-il, s’entretenir et pourvoir à ses nécessités,et qui est une des principales choses de l’État,devait donc obvier à de si grands inconvéniens.
Malgré ces bonnes paroles adressées aux coin-
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roMc ii. 5 * Êoir.