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Tome IX.
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SIÈGE

entreprises des assiégeons ; ils ne pouvaientmeme empêcher les convois d’apporter des vi-vres , tant celte guerre était conduite avec cou-rage et habileté. Le sire du Lau, gouverneur deRoussillon, et le sénéchal de Beaucaire , furentmême faits prisonniers dans une des sorties dela garnison. Les bourgeois de Perpignan , ani-més par la présence du roi, ne combattaient pasmoins bien et supportaient les fatigues et lesprivations avec autant de patience que les gensde guerre.

Enfin, après plus de trois mois de siège, donFerdinand ayant réuni une armée de plus de septmille combattons, entra en Roussillon. L’arméefrançaise était en proie aux maladies; on com-mençait à y manquer de tout; le roi n’avait puy faire passer d’argent. Il fallut se retirer, et cefut avec une telle précipitation, qu’on mit le feuaux logis du camp et qu’on livra aux flammesune quantité de pauvres malades et blessés,n’ayant nul moyen de les emmener'.

Les Français n’étaient plus en état de tenir lacampagne. La présence de don Ferdinand étaitnécessaire en Castille; une suspension d’armes

1 Ferreras.