I)K l'Kl’il'IGNAN (1475).
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fut conclue. C’était au mois de juillet. Lorsquele roi de France apprit ces mauvaises nouvelles,il en fut grandement courroucé. Ce fut alorsqu’il nomma le sire du Lude chef de l’armée;il donna ordre qu’elle fût renforcée. Il contractade grands emprunts chez maître Briçonnet , ri-che marchand et maire de la ville de Tours.Puis, sans s’arrêter à la suspension d’armes qu’a-vaient négociée monsieur Philippe de Savoie et lecardinal d’Albi , il voulut que le siège fût de nou-veau mis devant Perpignan , dont la citadelle,grâce il sa vaillante garnison, continuait toujoursà appartenir aux Français .
Le vieux roi don Juan était malade des fatiguesdu premier siège, mais les instances des méde-cins et de ses serviteurs ne purent encore gagnersur lui qu’il sortît de la ville, et il voulut braverune seconde attaque. Cette fois le roi de France agit comme il faisait dans les entreprises difficilesoù il avait échoué. La guerre ne fut pour lui qu’unmoyen de traiter plus avantageusement 1 . Le 17septembre, il fut convenu que le Roussillon se-rait remis au roi d’Aragon lorsqu’il aurait payéla somme pour laquelle ce comté avait été engagé
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