Al,MANCE DES SUSSES
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soumis; mais dans leur humble simplicité ilstémoignaient au descendant de leurs anciensprinces une joie affectueuse, une sorte de re-connaissance, et non point une allégresse hau-taine et triomphante. De sorte qu’au milieu deson ancien domaine, non loin de tous ces champsde bataille où étaient tombés le duc Léopold etun si grand nombre de ses chevaliers, le ducSigismond , sans méfiance et sans nul appareilde guerre, ayant pour toute suite les magistratsde Zurich , oubliant les souvenirs de haine desanciens temps, était environné des habitans deSchwitz, de Zug, de Claris, de Zurich , qui ve-naient le complimenter, et même lui offrir desprésens, selon les vieux usages du pays.
Pendant que les nouveaux alliés se réjouis-saient ainsi et célébraient à Einsiedlen les fêtesde Pâques , tout était déjà en rumeur dans laHaute-Alsace et le comté de Ferette . Le 3 avril,l’alliance avait été publiée. Le duc Sigismond commença par envoyer signifier au duc de Bour-gogne que le montant de la créance était à sa dis-position dans la ville de Bâle , et qu’ainsi les paysdonnés en gage devaient rentrer sous la puis-sance de leur soigneur naturel. Déjà les habitansde Strasbourg avaient remis au duc des lettres