ET 1)E L AUTRICHE (1474).
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de crédit sur leurs confrères les marchands deBâle , jusqu’à concurrence de la portion qu’ilsavaient promis d’avancer.
Il fallait quelques jours avant d’avoir la réponsedu duc de Bourgogne ; mais l’esprit des gens dupays était si animé, que la seule assurance d’êtresoutenus par les seigneurs, les Suisses et le roi deFrance leur suffit pour se délivrer sans attendreaucun secours. Pierre de Hagenbach , à la nou-velle de cette alliance, avait bien vu quel dangeril allait courir; il résolut de mettre des garnisonsdans les forteresses et les villes fermées, de lesdéfendre vaillamment, et d’attendre ainsi que leduc de Bourgogne pût venir avec une armée lesdélivrer et reprendre le pays '. Dans ce dessein,après avoir muni fortement Thann , il se rendità Brisach, où il arriva pendant l’office du Ven-dredi-Saint, à la tète de sa troupe de Flamands etde Lombards, au bruit des trompettes et des tam-bours. 11 entra dans l’église, interrompit le curépendant qu’il lisait la Passion, et le força à recom-mencer pour lui le service divin.
Einsisheim avait chassé sa garnison bourgui-gnonne et fermé ses portes. Pierre de Hagenbach ,
Muller. — Spopklin