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Tome X.
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CONDUITE

« grands et plus puissans quon ne saurait croire.

« Quand il aura pris une place ou mené à fin une« querelle, il en entreprendra une autre, et nest« pas homme à se rassasier jamais dentreprises.

« Plus il est embrouillé, plus il sembrouille. Pour« vous venger de lui, il suffît de le laisser faire.« Ne linquiétez pas sur la rupture de la trêve,a Aidez-le plutôt, sil est nécessaire. Cette Alle-« magne est si grande et si forte, quil sy cousu-« mera et sy perdra de tous les points. Lempe-« reur est, il est vrai, homme de peu de sens« et de peu de cœur; il aimerait mieux tout« endurer que de dépenser un peu dargent;« mais les princes de lEmpire y mettront bon« ordre. »

Les trêves furent donc prolongées jusquaumois de mai 1475. Le roi les eût voulu pluslongues, et semblait même désirer la paix défi-nitive; mais le Duc navait pas besoin dun pluslong délai pour terminer ses préparatifs, con-sommer son alliance avec le roi Édouard, et con-certer avec lui leurs entreprises de guerre. 11comptait bien dans cet intervalle avoir aussi ter-miné laffaire de Cologne .

Le roi, tout en paraissant complaire aux désirscl faciliter les desseins du Duc, nen continua que