DU HOI (1474).
29
plus assidûment à lui enlever des alliés et à aug-menter le nombre de ses ennemis. Ce fut danscelte vue qu’il termina son différent avec le con-nétable. 11 craignit, en traitant de sa perte avecle duc de Bourgogne, d’être trompé, et de le luidonner pour allié et pour partisan. Le comte deSaint-Pol, qui assurément était, de tous les prin-ces et seigneurs, le plus consommé en mensongeset en artifices, sut à propos lui inspirer cetteappréhension \ Aussitôt le roi envoya ordre ausire de Curton, qui traitait cette affaire à Bo-vines avec le chancelier de Bourgogne et le sired’IIimbercourt, de ne rien conclure contre leconnétable.
Quand le messager arriva, tout était déjà ter-miné. La veille au soir, les ambassadeurs avaientéchangé leurs scellés et leurs signatures. Le con-nétable était, par ce traité, déclaré criminel en-vers les deux princes. Tous deux se promettaientetjuraient que le premier qui mettrait la main des-sus, le ferait mourir dans les huit jours, ou le li-vrerait à l’autre contractant pour qu’il en fit à sonplaisir. 11 devait tout aussitôt être publié, à son detrompe, ennemi des deux princes, ainsi que tous
1 Ccmincs.
Procès il» connétable.