ET 1)1 CONKÉTAr.I.E (1474).
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(oui à craindre. Le roi n’avait pas non plus beau-coup de raison de se fier au connétable. Des deuxparts les précautions furent prises : tout fut pré-paré pour l’entrevue sur une chaussée près de!Iam'; une forte barrière fut établie afin de sé-parer les deux partis. Le connétable, de craintede surprise, avait, en dessus et en dessous, faitrelever tous les gués de la Somme. 11 arriva avectrois cents gentilshommes armés et leur suite:pour lui, il portait une cuirasse sous sa robe. Leroi envoya d’abord le sire de Comines pour s’excu-ser de tarder un peu ; puis il arriva un momentaprès, accompagné de six cents hommes d’armes<pie commandait le comte de Dammartin, le plusgrand ennemi du connétable, et entra sur lachaussée avec seulement cinq ou six personnesde sa suite. Après quelques paroles, le connéta-ble, confus cependant de se trouver en telle con-tenance devant le roi son seigneur, allégua qu’iln’avait montré une si grande méfiance qu’à causedu comte de Dammartin. « Je veux faire votrepaix avec lui », dit le roi; et tout le premier ilpassa la barrière 2 , embrassa le connétable, l’as-surant que désormais il ne serait jamais question
1 Procès du connétable. — 2 Idem.