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RÉCONCILIATION l)U ROI
du passé entre eux; « mais vous tiendrez tout« ce que vous m’avez promis, ajouta-t-il, et je« puis compter que vous êtes de mon parti.—
« Oui, répondit le connétable ; je suis pour vous« envers et contre tous. » Le roi le fit embrasseravec le comte de Dammartin, et l’emmena àNoyon ; il lui fit grande chère jusqu’au len-demain , où le connétable retourna à Saint-Quentin .
Tous les gens et les conseillers du roi ne pou-vaient se taire sur une telle réconciliation, et surtant de caresses laites à un de ses serviteurs : « 11« n’a pas honte, disaient-ils, de forcer le roi à« venir lui parler, et de lui faire des condi-« Lions ; il ose paraître en sa présence accoinpa-« gné de gens d’armes, tous ses sujets, tous payés« de son argent; il a l’audace de mettre une bar-« rière entre le roi et lui. Avec tout cela, on ne« peut meme concevoir nul espoir de rendre ceff connétable moins hautain et moins déloyal. »Le roi convint que c’était folie à lui d’en avoirtant fait; mais il ne lui en coûtait guère de sacri-fier sa fierté. Quant a sa haine et a sa rancune,s’il différait d’y satisfaire, elles se retrouvaientbien dans l’occasion. Du reste, jamais ses con-seillers n’avaient deviné plus juste. Deux jours