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commissaires, pressaient le Parlement. C’étaitcomme à regret, et d’après les avis du chancelier,que cette affaire était instruite en forme complètede justice. Le roi aurait bien préféré que le con-nétable fût jugé par voie de commission '.
Le 19 décembre au matin, le sire de Saint-Pierre entra dans la chambre du connétable. 11était couché : « Dormez-vous, monseigneur? dil-« il. — Non, répondit le connétable; il y a long-« temps que je n’ai dormi; j’étais à réver trisle-« ment. — 11 vous faut lever, monseigneur, pour« venir par-devant les seigneurs du Parlement,« afin d’entendre aucunes choses qu’ils ont à vous« dire, ce qui ne peut se faire convenablement« qu’en ladite cour. Le sire d’Estouteville, pre-« vol de Paris , et ses gens, sont en bas pour« vous accompagner. » Le connétable témoignaquelque chagrin et quelque crainte. 11 n’auraitpas voulu passer de la garde du sire Luillier,capitaine de la Bastille, qui le traitait doucement,a la garde du sire d’Estouteville, qu’il connais-sait pour un de scs plus vifs ennemis. 11 redou-tait encore plus de traverser la ville. Le peuplede Paris avait dès long-temps une grande haine
1 Lettre du roi à monsieur de Saint-Pierre.