Band 
Tome X.
Seite
247
JPEG-Download
 

1)U CO.NNÉTAIU.E (lATû).

247

pour le connétable, et le regardait comme l’au-teur des discordes et des guerres. Souvent le roiavait eu à punir des discours et des écrits où l’o-pinion populaire s’était fortement montrée contrece seigneur.

Le sire de Saint-Pierre le rassura en lui pro-mettant qu’il serait ramené à la Bastille. 11 arrivaau Palais. Les sires de Gaucourt et Hesselin l’at-tendaient au bas de l’escalier de la tour crimi-nelle. Us le saluèrent; il rendit courtoisement lesalut, et fut amené en la salle. Ce fut le chance-lier qui lui adressa la parole : « Monseigneur dea Saint-Pol, dit-il, vous avez été ci-devant et« jusqu’à présent tenu et réputé pour le plus« sage et le plus constant chevalier de ce royaume,« et maintenant il vous faut avoir meilleure con-« stance encore que vous n’avez jamais eue. » Ilajouta : « Monseigneur, vous devez ôter le colliera de l’ordre du roi. — Volontiers », reprit le con-nétable, et il se mit en devoir de le détacher.Comme une épingle le tenait par derrière, il priaSaint-Pierre de l’aider. Puis, baisant le médaillonde Saint-Michel, il remit ce collier au chancelier,a EtTépée de connétable? continualcchancelier.

« — Elle me fut prise lorsqu’on m’arrêta ; jea n’ai rien que ce que je portais sur moi en en-