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armée; le 22, il était à Besançon . En roule il litenlever, au grand scandale des peuples, un trésordéposé «à Auxonne , qui provenait des taxes levéessur ses sujets, pour les frais de cette sainte croi-sade tant annoncée et jamais accomplie. Jusqu’a-lors ce dépôt, qui s’était grossi de beaucoup d’of-frandes volontaires, avait été respecté 1 .
La guerre étant donc inévitable, le roi résolutde prendre toutes ses mesures pour n’y cire paslui-méme entraîné. Il ne voulait violer en rien lestrêves, et semblait même désirer une paix com-plète et définitive. Aussi pressait-il l’ouverturedes conférences qui devaient se tenir pour cesujet à Noyon . Les Bourguignons, au con-traire, les retardaient. Ses demandes n’avaientrien de trop exigeant, et elles étaient présentéesdans des termes de douceur et d’amitié 3 . Il récla-mait seulement que le duc de Bourgogne lui ju-rât foi et hommage, ainsi qu’il y était tenu, etrenonçât aux villes de la Somme et du Verman-dois, sauf Saint-Quentin qu’il lui avait abandonné;encore offrait-il deux cent mille écus de rachat.En consentant à la conquête de la Lorraine , il
1 Gollut.
1 Instructions du roi à ses ambassadeurs, 19 février.