7 o HISTOIRE DU ROYAUME
vil Pour les paysans en général ; il défendis que lorsqu’ils se crouveroienttíf. de dans Fimpoiìibilké de payer; on leur enlevât leurs belHaux-: on leur laissaSuede. la liberté, Jlinsi qu’aux propriétaires de terres, de distiller de leau de vie ,
1718- à mais pom . leurs besoins seulement & point pour en vendre ou en faire trafic.
HOS jours. f JV. , urs autres réglemens arrêtés dans h derniere Diette. On~~ssZ rétrla les revenus des Princes Charles & Frédéric-Adolphe h soixante milleécus Dour chacun, & celui de la Princesse Albertine - Sophie à vingt mille. F Q n accorda cent mille rixdalers au Prince Royal, pour le voyageu’il' devoir faire dans les pays étrangers autant aux deux Princes qui dé-voient aller prendre les eaux à Aix-la-Chapelle. Ce fut aussi dans cette as-semblée que sur les représentations du College de Médecine, on établit unimpôt de deux liards par année fur chaque paysan, & de deux sols fur lesautres sujets du Royaume, dont le produit devoit être employé à tenir dansles villes des remedes toujours prêts, que les médecins porteroient aux gensde la campagne, dont il étoit mort un grand nombre faute de pouvoir seprocurer des secours.
L’assemblée des États termina ses séances le 30 Janvier. La mésintelligenceoui avoit régné entre le Trône òt le Sénat, avoit produit deux pains; 1 unpour Findépendance & l’autre pour l’autorité. II parut plusieurs écrits, danslesquels on outroit les principes: il y en eut quelques-uns qui firent beau-coup d’éclat. Les principaux étoient, une dissertation pour prouver combien• q étoit préjudiciable que les résolutions prises par les Etats du Royaumedans une Diette, fussent changées dans les Diettes suivantes. Cet ouvrageavoit été dénoncé au Comité secret; mais comme beaucoup de gens étoientdu sentiment de Fauteur, on ne pouílà pas plus loin les perquisitions à ccíiiiet. Dans un autre, on mit en question, à qui al convenoit de remplir lesprincipales charges de FEtat? Le Tiers Etat & la Noblesse écrivirent beau-coup fur cette matière. Le Tiers Etat soutenoit que , sous un Gouver-nement libre, lés Citoyens étant égaux, chacun avoit le droit d’y prétendre.1 e Baron de Rehbinder , membre de la Chancellerie, convaincu d’êtreFauteur d’un écrit qui regardoit la personne du Roi, fut arrêté & déclarécoupable de Leze-Majefté. On ne lui donna que quatre jours pour fe justi-fier: il fut condamné seulement à la prison & au pain & à Feau, pendantquiiize jours, pour avoir manqué de prudence dans ce qu’il avoit\crit , & pour être sorti des bornes du respeB & de la décence en parlantde S. M. Le Baron en appella au Roi même.
Enfin le Prince Royal & le Prin.ce Frédéric -Adolphe^ 1 un fous le nomdu Comte de Gothland, l’autre sous celui du Comte dOeland, partirentde Stockholm pour leur voyage & firent leurs adieux au Roi, qu ils ne de-vn,Vnr nlus revoir lé 30 Octobre ; ils croient accompagnes du Comte Fré-déric Schesser Chevalier, Commandeur & Chancelier des Ordres du Roi.lisse rendirent h Coppenhague & vinrent en France dans le mois de Janvier. l" fe m préfentós feRòi & à la tajille Rople le <j de Février & leHP- Prince P vOV ,i soupa ce soir même avec S. M. II fe proposoit de faire un pluslong séjour en France, lorsqu’il y reçut la funeste nouvelle de la mort duRoi son pere, décédé à Stockholm presque subitement le 13 de Fevrier. Ce