gp. HISTOIRE D U R O Y A U INI E
•Sec,t. VII. salle, monta sur son trône & entendit 1 c compte que lui rendit h ce sujetJlifl. de je Maréchal de la O lette, (i )
° 1^8% Ee Roi, après avoir reçu les papiers relatifs aux finances , remercia lesnps jours. Etats de la confiance fans bornes qu’ils lui témoignoieut & annonça la ciô-
— -turc prochaine des séances de la Diette ; En effet, le lendemain un héraut
Jijemblee t s ar mcs en publia la dissolution à fon de trompe, & le 9 les Etats aílèm-fourííwj. Wés dans régisse, laCours’y rendit dans le plus pompeux appareil: précédéme. ' des trabans, du maréchal de la cour, des chefs des tribunaux, des chance-liers , des sénateurs & du Prince Frédéric., le Roi en manteau royalétoit escorté >de ses gardes, des chefs des régimens, des dragons du.corps. des rades de camp généraux, de i’écuyer & du grand - veneur.
Les Etats revenus dans leur salle, il s’y rendit avec le même cortege, &y reçut les complimens des orateurs des Ordres. Leurs harangues rouloientfur les avantages que chaque Ordre devoir attendre de la nouvelle constitu-tion, & chacun donnoit au Roi les assurances d’un amour, d’une fidélité,d’une reconnoissance & d’un respect lans bornes. Le Prince Frédéric & lesSénateurs qui n’avoicnc pas encore prêté le serment, furent appelles par lehéraut, & s’acquitterent de ce devoir; enfin le Roi termina la séance par lediscours suivant, qu’il prononça, après que le Recès de la Diette eut été lu,suivant fulage :
Messieurs DES qu ATRE ,0 IÍ.DR.ES A S S F. M B h ií S R N DiETTE. R termine «N-„ fin les séances de cette Diette, Tune des plus remarquables dont nos annales fassent men-„ don. je sens ma reconnoiíTattce s’accroître envers l’Etre suprême, qui a daigné proté-r „ ger la Patrie, d’une maniéré si visible, en dissipant les nuages qui menaçaient la liberté
„ & les citoyens d’une ruine totale. Cc-tte Diette a pris naissance dans le deuil & dans les„ larmes, que caul’oit la perte recente & sensible d’un Roi clément & d'un Pere chéri. Vos,, délibérations ont continué au milieu des distendons & des haines des partis, & la Provi-dence íémbloit n’avoir voulu porter à leur comble tous les malheurs qui avoient accablé” nos peres, que pour faire éclater fa puissance dans les changemens qui font arrivés. La„ pi us heureuse révolution, conduite uniquement par le Très-haut, a touc à coup fermé les,, plaies,dont le corps de ì’Etst étoit blessé depuis plus de cent ans; & d’un peuple défu-„ ni, elle a lait une société libre , puissante / indépendante & zélée pour le bien de la Pa-„ trie. Tel est Pécat dans lequel vous me remettez les rênes du Gouvernement. La liberté„ est affermie, la loi confirmée & f union rétablie.
„ Re-
CO S ^ R E, (difoit-il) c’est avec les sentimens de la joie la plus pure & la plus res-„ pefìueule; que les Etats s’approchent du trône de V. M. & lui font remettre par leurs„ Orateurs la réponse aux propositions qu’elle a daigné soumettre à leur considération.
„ A l’égard de la premiere, où il s’agit de régler l’impôt pour les frais du Couronne-„ ment & de la Sépulture du Roi, les Etats, pour soulager le peuple, ont adopté íi quel-,, ques cbangeçiens près, la méthode suivie en 1769. Quant aux finances & à la monnoie,,, les Etats ont cru prendre la voie la plus sfire pour des objets de cette importance, en,, s’en rapportant à ce que la prudence de V. M. trouvera à propos d’ordonner & c’est à» cette fin que j’ai l’honneur de remettre à V. M. de la part des Etats, tous les papiers« & documens qui concernent cette affaire. V. M. ayant ordonné aux Etats de nommer" vu Comité, avec les membres duquel V. M. pût délibérer fur les choses qui demandent” “ u Rcret; j’ai i’honneur de lui répondre au nom des Etats, qu’ils donnent pour ces•*’ to nctions importantes, toute leur confiance aux personnes qui ont eu le département de„ la banque des finances, depuis le commencement de cette Diette, & î| s attendent avec■.9» reí P e .ct ce que s. M., daignera ordonner de plus fur ce sujet, & se recommandent à la$ continuation d e yotre bienveillance royale,”