DE SUEDE, Liv. XXXI. Sect. VII.
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rc, mais qui désiroit la paix, sic demander par son Ambaffiideur, quel étoit]c motif dc ces arméniens commences en Norvvege & suivis avec une. si gran-de activité? 11 sic déclarer en même teins,que son intention étoit de maintenirla paix, l’union & l’amitié avec S. M. Danoise. Cette déclaration fut remi-se au Comte d’Osten, Ministre & Secrétaire d’Etat du Roi de Danneniarck.Christian s’empressi de dissiper ces soupçons; il fit assurer Gustave que cesarmemens n’avoient d’autre objet que la sûreté de ses Etats, & qne bien loinde vouloir troubler fharmonie qui regnoit entre les deux cours, son vœu leplus sincère étoit quelles vécuslèìit comme par le passé, dans la parfaiteunion & la bonne intelligence qui devoir régner entre deux Monarques voisins& unis par les liens du sang, de l’intérêt & de staminé. Le voyage de Gus-tave avoir pour objet de juger par lui-même de stétat de ses provinces, desbesoins de ses sujets, depuis lì longtems victimes de stanarchie, & de visiterses places & lés troupes. Les peuples accouroient en foule fur son passage ;il les écoutoit avec sensibilité, leur rendoit justice, ssinformoit attentivementdc leur situation, & les consoloit, en attendant de pouvoir soulager leur mi-sère. II fit la revue de ses troupes, elles n’étoient point complettes: il or-donna des levées, & il se présenta une si grande quantité de jeunes gens,qu’on fut obligé d’en refuser une partie; infanterie & cavalerie, tout fut bien-tôt complété; armes, uniforme, bagages, tout fut prêt en peu de teins.Les chantiers fc remplirent d’ouvriers ; une belle flotte fut construite, année& approvisionnée.
Les fatigues de ce voyage du Roi, entrepris dans la saison la plus rigou-reuse, étoient excessives. Son frere, le Duc d’Oiìrogothie, les partageoic:il falloir tout le zele dont ils étoient animés pour les supporter: des cheminsimpraticables, le froid le plus piquant, rien-ne les arrêtoit; ils couchoientindifféremment dans la cabane du pauvre, ou dans les palais des seigneursqui fe trouvoient fur leur route ; mais partout le Roi étoit accessible à toutle monde, fans exception de personne. Des paysans lui portèrent des plain-tes fur les vexations de leurs seigneurs : il les fit examiner, & fe trouverent-elles fondées, ils furent punis ; le Baron de Hamilton, après avoir été pu-bliquement réprimandé, fut démis de son gouvernement; mais informé quefa faute venoit plutôt de son ignorance que de mauvaise intention,il lui donnale régiment de celui qui l’avoit remplacé dans son gouvernement. Le Roivoulut voir, pendant îe séjour qu’il fit dans la province de Bahus, les fameu-ses écluses de Trothoetta , dans la rivière de Gothelba , qui communiquedu lac Wœner à la mer du Nord: lui & le Prince son frere examinerentavec la plus grande attention ces ouvrages magnifiques; ils parcoururent lesmontagnes voisines, fe jetterent dans une chaloupe, fur le courant rapide dufleuve, fe rendirent à la cataracte de Toppo , & ensuite à la cataracte deVEnfer. Le feu Roi & la Reine son épouse avoient eu la même curiosité;ils avoient gravé leurs noms fur un rocher, près de l’éclufe de Polheim. Gus-tave III écrivit au dessous la premiere lettre de (on nom, avec la date du 27Novembre 1772: le Duc d’Ostrogothie mit sii marque au dessous de celle deS. M. On a érigé depuis fur cette montagne, deux pyramides de marbre,avec cette inscription singulière, en langue Suédoise-' Les 2 6 ■& 27 Novem-bre 1772, k liai Gustave III ct examiné les écluses de ce lieu , dont le fr o*
Hìfl. daSuede,1718- ànos jours.
assurancesde paix en-tre ie Dan •nemarck £ 3 *la Suede.
Voyage duRoi.
Amour detPeuples.
Bienfaisan-ce 6 ? justì.ce du Roi.