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HISTOIRE DU ROYAUME
Suede,
1718 ànos jours.
Criminelsà’Etat.
On fut obligé de le renfermerBaron de Peeklin eùc
Usage dela tortureaboli.
Mont
Piété.
de
Sf.ct. VII. lésées & en fe soumettant aux censures ecclésiastiques: il remettoit la moitiéWst. de ste la peine à ceux qui étoient condamnés à la prison ou aux travaux publics;
8. M. cassa & annulia les sentences portant condamnation à des amendes pé-cuniaires, ou perte de charges, rétablit les officiers condamnés, dans leurshonneur & droits, leur permettant de se faire rembourser des sommes payéesà titre d’amende ou frais de justice. Rullrom & le Général Peeklin étoientles deux seuls criminels d'Etat qui fuíîènt détenus. On avoit dieux le plusgrand soin: mais Rullrom continuoit h composer dans fa prison & a faire ré-pandre dans le public des écrits séditieux,dans un cachot, où il mourut. Quoique le Général
composé le manifeste qui devoit être publié au nom du .Sénat, le 20 Août,lorsque le Roi auroit été arrêté, ce Monarque vouloit lui faire éprouver faclémence ; mais il refusoit d’avouer son crime.
Gustave fembloit n'avoir affermi fa puiílance que pour travailler plus effi-cacement au bonheur de ses sujets. II se proposa de faire revivre le com-merce, l’émulation & les arts,& de chercher tous les moyens d’assurer la fé-licité publique fur une base inébranlable: il rechercha les abus qui s'étoientglissés dans toutes les parties de l’administration. II abolit l’ufage de la tor-ture, comme contraire à la justice, à la raison & à la liberté; il fit détruirela chambre destinée à ce supplice, appellée la chambre des roses : il réglales droits fur les marchandises & en rendit la perception moins onéreuse pourl'Gtat & pour les particuliers: il mit un frein à i’ufure par l’établiílèmentd’un mont de piété, sous le nom de comptoir général d’affistance. Des loixfavorables au progrès du commerce & des arts furent publiées: il supprimaquantité de fêtes, plus propres à favoriser le libertinage & la paresse qua ho-norer la Divinité. II ordonna aux marchands de bled de l'e pourvoir d’uneassez grande quantité de grains, pour pouvoir fournir à la consommation desvilles qu’ils avoient accoutumé de fournir; & pour prévenir tout monopole,comme la récolte de l’année avoit été très abondante, il les rendit responsa-bles de la continuation de la disette & de la cherté. Le Roi, qui savoit quel’agriculture est la premiere richesse de l’Etat, s’occupoit essentiellement de cegrand objet : il avoit établi un ordre pour l’encouragement de ce premier desarts : & pour marquer fa prédilection pour cet établissement, il l’avoit ap-pellé l’ ordre de IVfa , du nom de fa famille Royale, & afin d’honorer lamémoire du Grand Gustave Ericzon Wafa, qui portoit une gerbe d’or dansses armes , les marques de cet ordre consistent en un épi d’or, entouréd’un cercle de même métal, avec ì'mscx'vçiùoxr.GuJìavus III fundaior , 1772.Les Chevaliers le portent fur la poitrine, attaché avec un ruban verd on-doyé , passé autour du cou.
Le Monarque résolut de parcourir la partie méridionale de son Royaume,& pour être tranquille dans son voyage, il déposa entre les mains du PrinceCharles son frere les rênes du gouvernement: il avoit érigé en Duché, la Su-ie ést^es Germanie A J’Ostrogothie & les avoit donnés en appanage h ses freres : Char-Víictes. j eç eut la ^udermanie & Frédéric-Adolphe l’Ostrogothie; Frédéric-Adolphedevoit accompagner le Roi dans fa tournée: mais avant d’entreprendre ce vo-yage, il voulut s’assurer des dispositions du Dannemarck. Cette Puiffimcefailòit des préparatifs considérables ; Gustave, qui ne craignoit point la guer-
Encournge -mens deVagricul-ture.
Ordre de
Wafa,
La Suder-
tnanie Ul'Oslrogo-
thieen