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43 (1782) La continuation de l'histoire du royaume de Suède, l'histoire des royaumes de Dannemarck et de Norvège et les six premières sections de l'histoire de Hollande ou des Provinces Unies
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DE SUEDE, Lxv. XXXI. Sect. VII. 89

trouve sa récompense en elle-même. Deux particuliers qui cachèrent soigneu- Hìjì. dc-soment leurs noms, envoyerent aussitôt lun , mille, & 1 autre, deux mille Suede.dahlers. Nous ne rapporterons pas tous les encouragemens que Gustave III I < 718 ' àa prodigués depuis la révolution, au commerce & à l'indultrie; nous nous nos ]0urs 'Bornons à un petit nombre. II le proposa de fonder quatre grandes villes Traitsude commerce dans la Finlande, fur les terres appartenant immédiatement à Mmfaijcm*Ja couronne.: il promit à ceux qui viendraient les habiter, une exemption cede toutes imposition & charges pendant vingt ans, avec permission dexercer p^datiòntel commerce & métier quils voudraient, fans être tenus de se conformer à dc viUes.aucun statut ou règlement de commerce ni de maîtrise.

Le college de commerce de Stockholm écrivit aux ministres & consulsSuédois dans les pays étrangers, denvoyer chaque année des listes exactesde tous les Suédois qui ont adopté une autre patrie & qui sy font établisen qualité de négocians, artistes & autres ; de rechercher les causes de leurémigration, & de les engager à revenir dans leur pays. Les encouragemensde toute efpece que le Roi leur offre font bien propres à les rappeller: il aordonné lérection dun monument public, à la mémoire de Gustave Croll , Mommerttqui, de simple garçon tanneur, étoit parvenu, par son travail & son appli- e J l f, é ? 1 f,l ~cation, à une très grande fortune. II étoit devenu le plus riche marchand J n '

de cuir du royaume, & avoit laifle une succession de cinq cens mille dah-lers, monnoye dargent : il avoit fondé quatre prix de cinquante écus cha-cun, en faveur des artisans qui excellent dans leurs professions: le Roi aaugmenté ces prix du double. Tous ces encouragemens portèrent lénergie &la force dans toutes les branches du commerce.: en moins dun an lexpor-tation de fer avoit doublé : le prix de la poix & du goudron étoit augmentéde moitié ; celui de toutes les productions du pays létoit aussi dans la mê-me proportion.

Le luxe, fur lequel on a tant écrit, est ruineux dans certaines circonstances, Loixfimp-& néceílàire dans dautres; il faut quelquefois le réprimer & non pas le- tua *res*truste. Le Roi crut devoir lui prescrire des bornes. 11 publia des loix fomp-tuaires, plus favorables aux progrès de linduslrie, que gênantes pour les ci-toyens: (i) ìl ordonna que l'babillement national restât toujours le même:il défendit en général de porter du galon dor ou dargent, à lexception desmilitaires, qui pourraient en porter, assortis h leurs uniformes. II prohiba leshabits de draps fins fabriqués chez létranger, à toutes personnes fans excep-tion de rang & de dignité. II voulut quon nufât que de draps provenantdes manufactures Suédoises.

La bienfaisance des Rois est inséparable de la justice : dans Gustave qui

(1) Lordonnance fomptuaire arrétée en 1766, étoit ruineuse pour le commerce & lesmanufactures. Elle défendoit Ventrée &Tufage du cassé, du chocolat, de larrak, du punch,de toutes liqueurs & eaux de senteur étrangères , des vins, excepté de France. Elle défendoittout dessert, excepté les fruits du pays; lusage du tabac avant lâge de 2i ans, le permet-toit au.dessus de cet âge en payant un dahler par année: ordonnoit que les garnitures desrobes des femmes fussent de la tnâme étoffe que la robe; leur interdisoit les dentelles audeílus dun pouce de large ; interdisoit aux hommes les habits de velours, de foie, les den-telles; an peuple des manchettes: prohibant les meubles de foie, carrosses, coureurs., hey-duques, coëffeuvs, ,& c .

Tome XLIII.

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