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43 (1782) La continuation de l'histoire du royaume de Suède, l'histoire des royaumes de Dannemarck et de Norvège et les six premières sections de l'histoire de Hollande ou des Provinces Unies
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DE DANNEMARCK, &c. Lzv. XXXII. Sect. II.

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que Frothon avoit été tué. Quand bien même on auroit pu persuader à la mjl. an -nation que le coup nétoit pas mortel, & que Frothon avoir recouvré la cienne dulanté, ceux qui avoient quelque droit à la couronne, auroient-ils voulu être Dann s'complices de cette feinte? marc ' _

Fridlef II étoit alors en Russie; il étoit allé chercher de la gloire; on An 19 decroyoit quil y avoit trouvé la mort. On délibérois fur le choix dun Souve- lère M-rain ; la mémoire de Frothon étoit si chere aux Danois, quils promirent la àîcouronne au poëte, qui célébreroit le mieux les exploits de ce héros. Cé- ns a e ji U ps g l ~toit la premiere fois quun trône étoit le prix dune ode. (1) Tous les poë- mise autes chantèrent à lenvi, la défaite des Vandales, la conquête de la Norvege, 3*

lAngle terre tributaire, lIrlande ravagée, les Huns vaincus. Hiarn lemportafur ses rivaux: mais sart des vers na rien de commun avec ceux de gouver- exploits dener & de combattre: Fridlef fut bientôt informé de la mort de son parent ou Frothon .son pere, & du successeur quon lui avoit donné: il démentit h la tête dunearmée le faux bruit de fa mort. Hiarn fçavoit chanter des batailles ; mais ilne fçavoit pas en gagner: la fortune ne lui offrit que des sujets délégies; troisfois il fut vaincu par Fridlef. Jufques- on pouvoit estimer son courage, &plaindre son infortune: mais, dès que Fridlef fut furie trône, Hiarn fe dé-guisa & vint à fa cour, résolu daflassiner le successeur du Héros quil avoitcélébré ; il fut découvert. Quel étoit ton dessein ? lui dit Fridlef. De t' arra-cher la vies' répondit le poëte. ,, Quelle mort me réservois-tu ? répliquale Roi. Hiarn étoit loin davouer le projet dun assassinat. fétois venu, dit- Combat il, pour t 1 appeller en duel. Son déguisement prouvoit le contraire. Frid- singulierles ne daigna pas faire cette réflexion; il accepta le cartel: le poëte expira Çf

fous les coups du guerrier, assez généreux, pour faire rendre les derniers //, rme ^honneurs à son rival; il fut enterré dans une isle, fur la côte du Juthlandseptentrional, il setoit retiré après fa seconde défaite. Cette iíle sut ap-pellée Hiarnoa. Fridlef fit la guerre aux Norvégiens, dont le Roi lui avoitrefusé fa fille : la guerre sallumoit presque toujours au flambeau de l'amour:plus dune Hélene mit le Nord en feu: des provinces furent ravagées, desvilles livrées aux flammes pour deux beaux yeux ; & le genre humain futplus dune fois presque détruit dans ces climats, par le même penchant que, 1 a nature nous a donné pour le reproduire. Fridlef passii le reste de ses joursdans une paix profonde: il fut moins admiré, mais plus aimé que.son pré-décesseur.

FrothonIV, son fils, obtint le surnom de libéral, parce quil doubla la soldedes troupes: il navoit que douze ans, lorfquil monca fur le trône. Les Saxonsméprisèrent fa jeunesse & secouèrent son joug: il marcha contre eux, suivide généraux habiles & de braves soldats. La Saxe fut conquise de nouveau.

Un avanturier, quon croyoit fils dun géant, Livonieu dorigine, vint luioffrir ses services: cétoit un de ces hommes ambitieux, qui ne connoiíìèntpoint de milieu entre une haute fortune ou la mort. Frothon linterrogea, re-connut en lui des talens décidés pour la guerre, surtout pour les expéditionsmaritimes: il lui donna le commandement de ses flottes; elles eurent bientôtlempire des mers du Nord, & le pavillon Danois suc respecté de toutes les

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.CO S xo Grain. Pontanus. Meursius.