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HISTOIRE DU ROYAUME
Sect. II.Hist. an-cienne duDanne-marck.
Stercather.
Mort fu-neste deFrothon.
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Mauvaisetonduice dejon fils.
Puiflànces. Stercather Amiral n’étoit pas moins versé dans Parc des íìeges &des combats fur terre : il battit Viécar Roi de Norvege, conquit une par-tie de la Ruílìe, dissipa la ligue des Courlandois, des Cimbres, des Curetés.Un Prince Saxon osa proposer un défi à Frothon. Les Rois ne rougiíïòienc- point alors de se mesurer avec leurs vaílàux, ni même avec leurs sujets. Stér-ile prodi - ca ther ne voulut point que son maître exposât sa vie au péril d’un combat :pieuse île n f ut p on champion: le Saxon s’avança: Stercather le saisit entre ses bras,&, comme un autre Hercule, il l’étouffa,si l’on en croit les historiens Da-nois. On prétend que le champ de bataille étoit près des lieux où est situéela ville de Hambourg, & qu’elle tire son nom de celui de Hammon, queportoit le vaincu. Soixante esclaves & soixante arpens de terre surent leprix du vainqueur : il triompha de la nation entiere, après avoir triomphédu chef. Les Saxons furent défaits; ils implorèrent la clémence de Frothon.Leur Prince l'invita à un festin splendide, où la paix devoit se conclure leverre à la main; les principaux Danois s’y rendirent: mais le perfide Suer-cher fit mettre le feu à l’édifice qui renferment cette auguste astèmblée. Fro-thon périt au milieu des flammes: (i) presque toute fa cour eut le mêmefort; mais Stercather, ou n’étoit point à ce festin funeste, ou s’échappa.
Ingell, fils de Frothon, n’avoit aucun des talens de son pere, pas mêmecelui de choisir & de suivre un conseil : son régné fut celui de la mollesse &du luxe. (2) On vit à fa cour une image de celles de F Asie : renfermé dansson palais avec les ministres de ses plaisirs & les objets de ses lubriques pen-chans, Ingell oublioit les devoirs du trône, le bonheur de son peuple & lagloire des armes. Stercather lui représenta envain, qu’un Prince ne devoitposer l'épée, que pour s’occuper du gouvernement ; que s’il méprifoit l’hon-neur de conquérir & de vaincre, il devoit rechercher au moins celui de dic-ter des loix & de faire fleurir les arts. II ne fut point écouté. Son dépitlui fit abandonner fa nouvelle patrie, il pasià en Suede. Délivré de cecenleur importun, Ingell fe livra fans crainte h ses désirs effrénés. L'amours’empara tellement de son ame, qu’il épousa la fille du meurtrier de sonpere, & remit les rênes du gouvernement dans les mains des freres de cettePrincesse. Ainsi les Danois íè virent commandés par leurs plus cruels enne-mis: leur régné odieux ne fut pas de longue durée. Stercather, ennuyé dene plus jouer un rôle fur la feene du monde, ou poussé par le regret de voir■Retour de avilie une nation qu’il avoit élevée au plus haut point de gloire, fe déguisaMenhir, à reparut à la Cour de Dannemarck. Ingell rougit, en le voyant; mais fahonte fut son íàlut: il plaça près de lui ce grand homme que l'on croyoitperdu : les flatteurs furent éloignés ; le luxe fut banni ; les loix respectées.
Olaus, son successeur, ne connut d’autres loix que fes penchans: son pa-lais fut l’afyle des plaisirs, ou plutôt de tous les vices: il n’eut pas, commel'on pere, un ami assez courageux pour l’arracher des bras de la mollestè. Ce-pendant son régné fut paisible:fes sujets portèrent le jougasiez patiemment,& fes voisins ne l’inquiétcrent pas. II laissa deux fils ; &, par une politique
(1) Suivant d’autres le Roi échappa & tua Suercher en duel, mais mourut peu après, par-ce que Suerchers’étoit servi d’armes empoisonnées & feu avoit blessé. Voyez Saxo, Meur-
f'înc . Pontannc Rr f r>^ P/nnfon I-ïiíl- YûT. DâlI»
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fias, Pontanus & Suaning. (2) Pontan. Hist.