Sect. I.Hist. deHollande.Dejcrip-tion &c.
Aimés Ue [limes desRem iins.
Tays-laseu Belgi-ue.
Divijìon dela Belgi -que-
ls te iles[Bataves.
228 HISTOIRE DE HO L L A N D E
trouve liée avec celle des Romains, dont relit nie pour cette nation est at-testée par leurs historiens les plus respectés. Lorfqu’ils portèrent leurs armes,dans la Germanie, l’isle des Bataves leur parut le lieu le plus propre à ser-vir de rendez-vous aux troupes; parce que de-là ils pouvoient les transporterdans la Belgique & les provinces maritimes des Gaules, par un des bras duRhin, & par l’autre bras qui communiquoit à l'Vffel, dans les mers duNord, la Frise & la Germanie maritime. Ces avantages & la franchise queles Romains trouvèrent dans les Bataves, leur inspirèrent une estime qu’ilsn’avoient pas pour tous les peuples; ils n’hésiterent point de leur donnerdans les inscriptions publiques le titre de freres & amis de VEmpire Ro-main. (O àisoient le plus grand cas de leur milice: la cavalerie Bataveavoit la plus grande réputation ; elle se distingua à la bataille de Pharsàle & àcelle d’Actium. La cohorte Prétorienne qui formoit la garde des Empe-reurs, étoit composée en partie de soldats Bataves. Le nom de Batave étoitaffecté à une des meilleures légions Romaines. (2) Dans leur ordre de ba-taille, une aile qu’ils appelloient singulière, étoit toute composée de cava-liers Bataves. Ces faits font attestés par un grand nombre de monu-mens. (z). Tacite, dans plusieurs endroits de ses ouvrages, parle d'e cettenation avec le plus grand éloge, (q) „ Les Bataves, dit-il, qui possedent
„ peu de terrein le long du fleuve, en occupent une iíle & font les plus,, vaillans de tous ces peuples %. ils faisoient autrefois partie des Lattes. Obli-„ gés par des troubles domestiques de s’en séparer, ils se sont retirés dans„ ce canton de la Gaule, pour se donner aux Romains. Aussi continue-1-„ on à les traiter avec une distinction & des égards qui prouvent l’eslime que„ nous faisons de leur alliance. Nous ne les insultons point par des impôts,,, ni ne les écrasons pas par des gens d’affaîres. Libres de contributions &„ de charges, ils font destinés uniquement au service. Nous les réservons,, comme nos armes, pour les employer un jour de combat.”
Ce que nous appelions Pays - bas n'étoit qu’une partie de la Belgique Ro-maine. On la divisoit en premiere & seconde ? ou en Germanie supérieure& Germanie inférieure. La Germanie inférieure s’étendoit depuis l’embou-chure du Rhin jusqu’à FOblinga ou l’Aar. (5) La Germanie supérieure s’é-tendoit depuis l’embouchure de ce fleuve, jusques à celle de la Seine ; cequi fait un pays assez vaste,, dans lequel étoient. compris le Luxembourg,l’ifle des Bataves, la Toxandrie, le Margraviat d’Anvers, les Duchés deGueldres, de Cleves, de Juliens, de Limbourg , de Brabant. & les Com-tés de Flandres & d’Artois.
La situation de l’ifle des Bataves entre les bras du Rhin & la mer, estk même dans tous les auteurs anciens qui en ont parlé; César, Pline, Pom-ponius Mêla font. d’accord à cet égard avec Tacite. (6} „ Au milieu du
CO Gens Batavorum amkì £? fratres Populi Romani. Cornel. Aurel. L. 1. Voy. Gru-ter ínferip. fol. 72 & les Antiquités de Sanct. Les Autunoìs reçurent la même faveur.(2) Gruter Inícript. fol. 514. Reckius in Herc. Prod. ( 3 ) Scriv. Tabular. Antiq.Batav. Gruter. Inferip. fol. 75, fol. 5 ^ 9 , fol. 532. (4) Vu. Agric. 36. Hist. paifim
& 29. trad. de ia Bletterie & les notes. (5} Arnm. Marcell. L. XV. cap. 9.
(6) César de Bell. Gall. L. IV. l'oinp. Mel. ap. Cluv. Plin. hist. nat. Lib. IV. c. 25.Tac. de mor. Germait.