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43 (1782) La continuation de l'histoire du royaume de Suède, l'histoire des royaumes de Dannemarck et de Norvège et les six premières sections de l'histoire de Hollande ou des Provinces Unies
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Sect. I.Hist. deHollande.Dejcrip-tion &c.

Aimés Ue [limes desRem iins.

Tays-laseu Belgi-ue.

Divijìon dela Belgi -que-

ls te iles[Bataves.

228 HISTOIRE DE HO L L A N D E

trouve liée avec celle des Romains, dont relit nie pour cette nation est at-testée par leurs historiens les plus respectés. Lorfquils portèrent leurs armes,dans la Germanie, lisle des Bataves leur parut le lieu le plus propre à ser-vir de rendez-vous aux troupes; parce que de- ils pouvoient les transporterdans la Belgique & les provinces maritimes des Gaules, par un des bras duRhin, & par lautre bras qui communiquoit à l'Vffel, dans les mers duNord, la Frise & la Germanie maritime. Ces avantages & la franchise queles Romains trouvèrent dans les Bataves, leur inspirèrent une estime quilsnavoient pas pour tous les peuples; ils nhésiterent point de leur donnerdans les inscriptions publiques le titre de freres & amis de VEmpire Ro-main. (O àisoient le plus grand cas de leur milice: la cavalerie Bataveavoit la plus grande réputation ; elle se distingua à la bataille de Pharsàle & àcelle dActium. La cohorte Prétorienne qui formoit la garde des Empe-reurs, étoit composée en partie de soldats Bataves. Le nom de Batave étoitaffecté à une des meilleures légions Romaines. (2) Dans leur ordre de ba-taille, une aile quils appelloient singulière, étoit toute composée de cava-liers Bataves. Ces faits font attestés par un grand nombre de monu-mens. (z). Tacite, dans plusieurs endroits de ses ouvrages, parle d'e cettenation avec le plus grand éloge, (q) Les Bataves, dit-il, qui possedent

peu de terrein le long du fleuve, en occupent une iíle & font les plus,, vaillans de tous ces peuples %. ils faisoient autrefois partie des Lattes. Obli- gés par des troubles domestiques de sen séparer, ils se sont retirés dans ce canton de la Gaule, pour se donner aux Romains. Aussi continue-1- on à les traiter avec une distinction & des égards qui prouvent leslime que nous faisons de leur alliance. Nous ne les insultons point par des impôts,,, ni ne les écrasons pas par des gens daffaîres. Libres de contributions & de charges, ils font destinés uniquement au service. Nous les réservons,, comme nos armes, pour les employer un jour de combat.

Ce que nous appelions Pays - bas n'étoit quune partie de la Belgique Ro-maine. On la divisoit en premiere & seconde ? ou en Germanie supérieure& Germanie inférieure. La Germanie inférieure sétendoit depuis lembou-chure du Rhin jusquà FOblinga ou lAar. (5) La Germanie supérieure sé-tendoit depuis lembouchure de ce fleuve, jusques à celle de la Seine ; cequi fait un pays assez vaste,, dans lequel étoient. compris le Luxembourg,lifle des Bataves, la Toxandrie, le Margraviat dAnvers, les Duchés deGueldres, de Cleves, de Juliens, de Limbourg , de Brabant. & les Com-tés de Flandres & dArtois.

La situation de lifle des Bataves entre les bras du Rhin & la mer, estk même dans tous les auteurs anciens qui en ont parlé; César, Pline, Pom-ponius Mêla font. daccord à cet égard avec Tacite. (6} Au milieu du

CO Gens Batavorum amkì £? fratres Populi Romani. Cornel. Aurel. L. 1. Voy. Gru-ter ínferip. fol. 72 & les Antiquités de Sanct. Les Autunoìs reçurent la même faveur.(2) Gruter Inícript. fol. 514. Reckius in Herc. Prod. ( 3 ) Scriv. Tabular. Antiq.Batav. Gruter. Inferip. fol. 75, fol. 5 ^ 9 , fol. 532. (4) Vu. Agric. 36. Hist. paifim

& 29. trad. de ia Bletterie & les notes. (5} Arnm. Marcell. L. XV. cap. 9.

(6) César de Bell. Gall. L. IV. l'oinp. Mel. ap. Cluv. Plin. hist. nat. Lib. IV. c. 25.Tac. de mor. Germait.