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43 (1782) La continuation de l'histoire du royaume de Suède, l'histoire des royaumes de Dannemarck et de Norvège et les six premières sections de l'histoire de Hollande ou des Provinces Unies
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Suer. II. 309

veuve, & maîtresse de disposer de sa main, avoir suivi volontairement un Htft.snc ;nouvel époux de son choix; il prouva que lexcommunication fondée sur de Hoi-une violence prétendue, étoit injuste & nulle ; que leur mariage libre de límtlt:-part & dautre, contracté avec les formalités requises, ne pouvoir point être '

dissous. Le Pape touché de ces raisons, & jaloux du droit quil prétendoicavoir dannuller & de confirmer le mariage des Souverains, leva lexcommu-nication, déclara les liens formés par les époux, indissolubles & légitimes& sentremit pour obtenir le consentement du Roi, qui se laisse fléchir, fitcélébrer le mariage pour la seconde fois & en fa présence ; créa BaudouinComte de Flandre, pour lui donner un titre qui le rapprochât de fa femme& recula les bornes de cette province, depuis la Somme & lEscaut juf-quk la mer.

Cependant les Normans sétoient emparés dUtrecht, avoient presque- éLes à-truit cette ville; régisse de St. Martin étoit encore renversée, les chanoines mmds cm ~massacrés, lévêque fugitif. Ils dévastoient tour-k-tour la France, les deux ^wrslava-Germanies & lItalie. Les François étoient trop foibles pour soppofer à ges.leurs incursions. Tout étant divisé, dit Voltaire, tout étoit malheu-,, reux & foible. (1) Charles achetoit la paix de ces pirates, moyen in-faillible de les exciter à de nouveaux brigandages. Lasses de désoler la Fran- Faiblesce, depuis la Loire jusquaux Pyrénées, ils mirent à feu & k sang la- m 9 y ens V telande. Chargés de butin, ils retournèrent dans leur pays & revinrent bien- ffsleCkautôt après, désolant le plat pays & forçant les marchands de fe réfugier k vs.Wyck-te-Duuríìede, & quand ils y furent renfermés, les Normans fasse- Utrechts?gerent, la prirent, pillèrent tout ce quils y trouverenc & masiàcrerent les í 1 Zéla *<lemalheureux qui sy étoient retirés. L o chaire & les Saxons accoururent & lesl acest S w -bloquerent dans une ifle du Rhin. Mais Rome obtint de ce Prince que cesbrigands se retireroient avec leur butin : conduite ridicule, fl elle nétoit passuspecte. Charles, de son côté, tenoit resserrés dans une ifle de la Loire,les Normans qui avoient dévasté la Bretagne & lAnjou; il pouvoir en dé-truire jusques au dernier & les laissi échapper: on le soupçonna de sctrelaissé corrompre par lor des barbares, mille fois plus barbare queux. (2) 86/.

Un autre Baudouin, fils de Robert de Heusden, qui sétoit signalé contre Ihutdmles Normans , avoir enlevé la plus jeune des filles dEdmond Roi dAngle- érigé mterre ; mais ils avoient fi bien pris leurs précautions quil navoit pu décou- Comti » ^vrir leur retraite, quelques perquisitions que le Roi eût fait faire; mais long- °' ca rteins après la Princesse fut rencontrée dans un village de Hollande, filantavec un rouet. Elle avoir perdu son époux & en avoir plusieurs enfans :

Edmond vivoit encore, il fut attendri fur 1 e sort fa fille & de fies petits-fiîs : il demanda & il obtint de lEmpereur le titre de Comté pour la terrede Heusden , laggrandit considérablement & y rétablit cette famille.. LEm-pereur voulut quelle portât dans ses armes une roue de gueules. (3)

Après la mort de Lothaire , Charles vouloir envahir fa succession, au mé-pris des droits de lEmpereur Louis, frere des deux derniers Rois; il eutune entrevue, k Nimegue, avec Rome: mais ces querelles furent pacifiées au.

(1) Essai fur les mœurs & f esprit des nations, ch. 25. (2) Ubbo Emui. ter. Fris. L.-V».

(3j Aimoin. L. V. c. 24. Ann. Bertin. & Fuld. ad ami, 870..