ZLv HISTOIRE DE HOLLANDE :
S EC f. ni. degarde sa femme lui avoit porté en dot le comté d’Alost, le pays de Waesìlí/t. de Le le château de Gand, & l’Empereur lui accorda la propriété des terresHollande. q U ’j] x^noit comme fiefs de l’Empire, dans la Zélande & la West- Frise, (l)923-1434. Théodoric avoit trois fils: famé étoit Archevêque de Trêves; le secondavoit embraíìe Fétat ecclésiastique, & leur pere voyoit avec chagrin que leSure con- troisième se disposoit à embrasser le même parti. II ne violenta point sa vo-duite de cation, il le louoit du mépris qu’il faifoit du monde & des grandeurs; mais
Théodoric q parvint à lui persuader qu’il y avoit quelque chose de plus grand aux yeuxenvers son ^ Oà ; le sacrifice de sa répugnance même pour ces grandeurs, au bon-heur des peuples. (2) Arnoud consentit à se marier; il épousa Luitgarde,fille de Sigefrid , premier Comte de Luxembourg. Théodoric II mourutpeu de jours après.
Arnoud: La Hollande vit avec la plus grande satisfaction, les rênes du gouverne-
Troîsieme ment palier entre les mains du vertueux Arnoud; mais Volkmar, EvêqueComte. d’Utrecht, engagea les West-Frisons à ne pas le reconnoître: à ceux-ci se993- joignirent bientôt les Frisons jaloux de l’autorité que les Comtes de HollandeRévolte des avoìcnt acquise. Arnoud disputoit k Magdebourg le prix d’un Tournoi, lors-Frisons. qu’il apprit la révolte de ces peuples: (j) il accourut, & après avoir inu-tilement employé les représentations & les prières, il se vit forcé malgré luide recourir aux armes. 11 entra dans la West-Frise à la tête d’une arméeil entre nombreuse; il établit son camp h Winkelmade, petite ville, où Winkel fut
dans la bâti depuis. Le pays étoit difficile & coupé de marais : son armée eut beau-
IVest-Frise. COU p ' a souffrir de la mauvaise qualité des eaux. Le ciel , dit - on , accordaà les prières, la découverte d’une source d’eau douce. (4) Mais ni fa piété,ni son courage ne purent empêcher que i’armée enpemie ne le forçât dansses retranchemens, que la plupart de les troupes ne fussent massacrées &dans u qu’il ne fût tué: Prince vraiment digne des regrets d’un peuple qu’il rendoit
combat. heureux. 11 laiíîà trois enl'ans, Théodoric, Adalbert, dont la postérité n’a
fini qu’en 1679, & Sicco ou Siward, tige des Comtes de Brederode & deTeilingen. (5)
IC 0 5. L âge de Théodoric qui n’avoit que douze ans, lorsqu’il succéda à sonThéodo pere, excita les Frisons à se révolter encore; Luitgarde, belle-sœur deme 11 ] : PEmpcreur, avec les secours qu’elle en obtint, força les Frisons h demanderCmteT He ?à & à reconnoître l'on pupille. ( 6 ) Mais la Régente mourut & les Fri-
Les listons sons reprirent les armes. 11 s avoient à leur tête Siward, qui s’étoit joint à eux parse révoltent j a crainte du ressentiment du Comte, son frère, à cause de son mariage avecíneme. Tetta, qui joignoit aux charmes de la beauté, l’cfprit le plus séduisant, maisHonfrereest d’une naistànee obscure; elle étoit íìlle*d’un marchand West-Frison trèsàkurtête. r i c he. L’intrépide Théodoric menaça les Frisons de mettre leur pays à feu&à sang, s’ils ne lui renvoyoient point son frere. Tant d’audace intimida11 leréda- les rebelles, ils engageront Siward à demander grâce pour eux & pour lui-me. même. Théodoric accorda tout, se réconcilia avec son srcre, lui donna le gou-
vcr-
CO Nico!. Folya. Chron. C 2 )' Vassen. Ilist. Holl. part. j. L. ir. (3) AquiLSaxon. loann. ï a :t. (O Beka Hist. Ponds. Traject. (5) Junii Bat. c. 19. Joann-.à Leyd. de ong. & reb. gestis Domia. de Brederode. (6) Nicol. Kolyu. Cliron. Úitniar.Chron. Lib. VI.