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43 (1782) La continuation de l'histoire du royaume de Suède, l'histoire des royaumes de Dannemarck et de Norvège et les six premières sections de l'histoire de Hollande ou des Provinces Unies
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. III. Z2l

vernement du Kennemerland & fie la paix : il pardonna la mort dArnoud son mu.pere, aux Frisons, qui le reconnurent pour Souverain de la Hollande, so- Hollande,bligerent au tribut annuel du dixieme de leurs revenus & à lui fournir un cer- v J 434-tain nombre de troupes, lorsquil en auroit besoin, (i). Et a c or d

La paix fit fleurir le commerce & les arts: les Normans attirés par Pess lapoixmxpoir du butin, pénétrèrent par la Meuse jusques à Thiel, saccagèrent la ville, Fríjons.brûlèrent léglise & se préparaient à de nouveaux ravages, lorsque Godefroy I0 ° 9 .Avoué de Gueldres, secondé des Comtes de Cleves & de Tcisterbaut les Incursionsmit en fuite: ils parurent fur le Leck, Tannée suivante, avec une flotte & àts Nor-des troupes plus nombreuses. Les Hollandais les reçurent avec une audace/ wní 'qui eut forcé Tennemi à la retraite, fi leur flotte eutresté fur la défensive»;mais il profita du désordre leur courage & leur précipitation les jetterent.

Les Normans pestèrent à travers la flotte & pénétrèrent jusques à Utrecht,dans le dessein de surprendre Ansfrid qui remplissait alors ce siégé. Ansfrid,du sang de Charlemagne, avoit quitté son épouse pour íè faire prêtre &sétoit dépouillé de ses Comtés & de ses Seigneuries, pour en doter les égli-ses d'Utrecht & de Liege & labbaye de Heyligenberg. (2) Les Normansle firent prier de leur ouvrir les portes de la ville, pour aller faire leurs priè-res à la cathédrale. Le Prélat rejette leur demande hypocrite ; ce refus &laudace que les Hollandais leur avaient montrée, les empêchèrent de rien ni eur .tenter; ils se retirèrent & ne reparurent plus fur ces mers. traite.

Délivré de ces barbares, Théodoric trouva dans lEvêque Adelbold, suc-cesseur dAnsfrid, un ennemi plus dangereux. Les Evêques dUtrechtavaient réuni fur leur tête des poste liions immenses, ils a voient usurpé quel-ques terres de la succession de Gerlof. LEmpereur Óthon leur avoit donnéun fixieme de la pêche de Fembouchure du Rhin. Par de nouvelles dona- Prétentionsdons des Empereurs, les possessions de FEvêque détendaient jusques à la à'Adelbold,vieille Meuse, (z) Adelbold sur ce titre prétendit que la chasse de la forêt ^ulrecht.de Merwede & la pêche du Wahal & de la Meuse, lui appartenaient. LesEvêques de Liege & de Treves formaient les mêmes prétentions ; (4) maistous exclusivement à Théodoric qui en jouistoit: ce Prince assiira ses postas-sions par un fort, qui a donné naissance à la ville de Dordrecht. (5)

Adelbold étoit Frison; il anima ses compatriotes. Bavo Margrave deBodegrave, se mit à leur tête; les Hollandais marchèrent à lui, le battirent& lui enlevèrent son Margraviat. Adelbold parut h la tête dune nombreuse L'Evíqutarmée & fut vaincu. Théodoric étendit ses conquêtes dans le pays dU- déclar ^trecht; (6) mais ce Prince avoit établi un péage fur le Wahal & la Meuse: ^jìblttu.cette contribution servit de prétexte à la ligue que, pour venger sa défaite, 1018.FEvêque dUtrecht forma avec les Evêques de Liege & de Cologne ; ilsflattèrent les marchands, séduisirent les villes commerçantes; alors ils feplaignirent à FEmpereur Henri II des exactions de Théodoric fur le com-merce & la navigation de la Meuse & du Wahal; exactions, selon eux, plus

(1) Voffii Ann. L. II. (2) Mirants Cod. donat. piar. c. IV. Math. Chron. Traject.

Ann. vet. œvi. T. V. (z) Joann. à Leyd. L. IV. c. 12. (4) Chron. Cam. iii

Balderic. L. III. c. 9. (5) Alperc de div. teinp. L. II. c. 20. Nicol. Kolyn. Chron.

(6) Beka in Adelb.

Tome XLIIL S s