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Depuis la publication de ces tableaux, le nombre des officiers mortsdes suites de leurs blessures s’est élevé à soixante-dix. J’en donneraiplus tard les noms avec l’indication sommaire de leurs étals de service.
Le général d’artillerie Lebceuf, que le commandant en chef de la gardeimpériale cite avec éloge dans son rapport sur les opérations de son corpsdans la journée du 4, comme lui ayant prêté un utile concours sans êtredirectement sous ses ordres, est, comme on le sait, le plus jeune des géné-raux de division de son arme.
Le général Renault , également cité avec une distinction particulièredans les rapports relatifs à la journée de Magenta, est le type de l’hommede guerre. J’ai déjà dit qu’on l’appelait Renault de Y arrière-garde. Je diraiplus loin ce qu’a été sa carrière militaire.
L’un des deux officiers généraux blessés à la bataille de Magenta, maissans gravité, M. de Martimprey, a longtemps servi en Afrique . II estfrère de l’aide-major général de l’armée d’Italie .
L’autre, M. de Wimpiïen, avait été chef de bataillon aux indigènes, dontil était adoré. Le maréchal Saint-Arnaud lui fit quitter le 13 e de ligne pourle charger, au commencement de la guerre d’Orient, d’organiser le régi-ment de turcos qui a fait toute cette glorieuse campagne. MM. deWimpffen et de Martimprey, partis généraux de brigade, devaient rap-porter tous deux d’Italie les épaulettes de général de division.
Je dois une mention spéciale au régiment des zouaves de la gardeimpériale, engagé le premier avec les grenadiers du même corps à latête du pont de Buffalora. De formation récente, ce régiment ne porteencore sur son aigle que. deux victoires : Sébastopol et Magenta. Mais cesdeux noms suffisent à la gloire de toute une longue carrière. Celui qui enétait alors colonel, M. Guignard, est un ancien officier d’Afrique et deCrimée , qui a conquis tous ses grades à la pointe de l’épée. Nommécolonel dans la campagne d’Orient, il allait devenir général dans la cam-pagne d'Italie .
Après la bataille de Magenta, M. Guignard, ayant eu l’honneur de rece-voir, à la tète de son régiment, les félicitations de l'Empereur, adressa àses vaillants soldats l’ordre du jour suivant :
« Régiment des zouaves de la garde,
« C’est avec un grand bonheur que votre colonel a été appelé à jugerhier de l’entrain et de la bravoure du régiment.
« Officiers, sous-officiers, caporaux et zouaves, vous avez fait l’admira-