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L’ITALIE CONFÉDÉRÉEtion de notre Empcrenr, de nos généraux et de votre colonel, et c'est avecune grande joie que je vous transmets les félicitations que j’ai reçues pourla belle conduite du régiment qui a lutté, cinq contre cent , pendant toutela bataille.
« 11 me reste un devoir, celui de faire récompenser les braves des bravesqui m’ont été signalés ; je vais faire tout mou possible pour beaucoup ob-tenir, mais je n’obtiendrai jamais assez pour récompenser tous ceuxqui le méritent.
« Espérons et comptons sur la justice et la bonté de notre Empereur,qui nous chérit comme ses enfants.
« Au biva<'. de Poule Nuovo di Magenta, 5 juin 1850.
« Le colonel des zouaves de la garde ,
« Guignard. »
.le m’arrête. Plus tard je compléterai ce livre d’or où d’autres nomsméritent de figurer avec honneur, et nul ne sera oublié de tous ceux qui,par leur courage et leur renommée, se sont fait une place dans l’admi-ration de leurs compagnons d’armes. Mais je ne dois pas tarder davantageà citer le nom de M. Ligui de Crisloforis qui, par l’intermédiaire du révé-rend pèrePcrtazzi, a fait remettre deux florins, au moment de leur sortie,à tous les soldats français blessés à la bataille de Magenta, soignés àl'hôpital des Pères-Frères du bien.
Je n’énumérerai pas ici en détail les pertes considérables de l’arméeautrichienne. J’en ai dit déjà le chiffre d’ensemble. Ce chiffre suffit. Jeme borne à en garantir l’exactitude. Les documents de l’ennemi, dureste, sont, sous ce rapport, fort incomplets et très-erronés. Le feld-zeug-meister comte François Giulay avouait rarement ses défaites. Celle qu’ilavait essuyée à Magenta, cependant, fut si éclatante, qu’il se borna, dansson rapport officiel à l’empereur d’Autriche , à expliquer et à atténuer sonéchec, mais il n'osa pas le nier. Voici ce rapport :
- « Sire,
« Je m’empresse de transmettre, avec le plus profond respect, à VotreMajesté, par le colonel Weiszrimmel, de l'état-major général, un rapportsommaire sur la bataille de Magenta, et je le ferai suivre d’une descrip-tion détaillée de cet événement, glorieux pour les armes de VotreMajesté, bien que le succès n’ait pas couronné nos efforts. Le A juin, à