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Campagne de Piémont et de Lombardie en 1859 / par Amédée de Cesena
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« Toutes armes et munitions de guerre dont les habitants pourraientêtre détenteurs devront être consignées au quartier général de la gardenationale, au palais Murino.

« Une commission de défense est nommée ; elle se compose de quatrepersonnes élues par le commandant de la garde nationale CarloPrinetti.

« Citoyens, larmée alliée est proche de nos portes et Sa Majesté l'Em­ pereur Napoléon III , commandant en chef larmée alliée, nous a envoyédes messagers pour constituer notre position.

« Vos représentants ont été charmés de pouvoir lui annoncer lélanavec lequel vous avez proclamé le gouvernement de Victor-Emmanuel II ,alors que de nombreux bataillons ennemis défilaient encore par nos rues.

« Maintenez le calme et la tranquillité et préparez-vous à fêter digne-ment larrivée de nos libérateurs que vos représentants sempressent devous annoncer.

a Milan, C juin 1859.

« Les assesseurs ,

« Albekto deIIebka, Massimiliano de Leva, MahuabitaFhancesco, Uboi.di df. Capei, Eabio Bobetti, AchilleIiOugieb, Silva, secrétaire. »

I

Bientôt c'est le roi de Piémont qui allait exercer dans Milan lautoritésuprême. Après avoir été accueillis avec un vif empressement au quartiergénéral de San-Martino de Trecate parle roi Victor-Emmanuel II , heu-reux et fier des sympathies des populations lombardes, les membres dela municipalité, qui lui avaient porté les clefs de la ville et le renouvelle-ment de lacte dannexion du mois de juin 1848, étaient revenus rendretémoignage des sentiments patriotiques du fils de Charles-Albert . Ilsavaient annoncé la prochaine arrivée de l'Empereur et du Roi, et, pendantque le peuple sapprêtait à fêter lentrée des souverains alliés, ils avaientpoursuivi leur œuvre et soumis au conseil entier de la commune un projetdadresse qui fut adopté à l'unanimité. Ce projet, devenu définitif par cevote unanime, était ainsi conçu :

A SA MAJESTÉ LE ItOI VlCTOIÏ-EMMANUEL 11, LA VILLE DE MILAN.

« Sire,

« Le vœu public est que Votre Majesté, à qui, par un miracle de con-corde, ont été confiées les destinées de la patl ie commune, prenne le plus