r>4 L’ITALIE CONFÉDÉRÉE
« L’objet de cet appel ne laisse aucun doute à la municipalité sur l’em-pressement avec lequel on y répondra.
« Les assesseurs (conseillers municipaux) :
. ' « Albekto de Heiiiia, Massimiliano de Leva, Margarita
Francesco, Uroldi de’ Capei, Achille Rolgier, FabioBoretti, Silva, secrétaire. »
Cet avis était accompagné d’une proclamation dont voici les termes :
« Citoyens,
« L’armée alliée, réunie sous les ordres du magnanime empereurNapoléon III , qui a pris la défense de l’indépendance italienne, aprèsd’éclatantes victoires, approche des porles .de la ville. Les troupes enne-mies sont battues et en pleine déroute.
« Le roi Victor-Emmanuel II, le premier soldat de l’Italie régénérée,arrivera sous peu au milieu de nous ; il demandera ce qu’a fait l’héroïqueMilan pour la cause nationale. La résistance morale de dix années à l’op-pression étrangère vous a déjà valu l’estime de toute l’Italie et a confirméla gloire des cinq journées. Maintenant il faut préparer un accueil dignede vous à l’armée nationale et à l’armée alliée. Proclamons le roi Victor- Emmanuel II qui, depuis dix ans, prépare la guerre de l’indépendance ;renouvelez l’annexion de la Lombardie au généreux Piémont ; renou-vclez-la par des faits, par des sacrifices.
« Vive le roi ! vive ïItalie ! vive le Statut l
« Les assesseurs ,
a Alberto de Herra, Massimiliaxo de Leva, MargaritaFrancesco, Uboldi de’ Capei, Achille Rougier, FabioBoretti, Silva, secrétaire. »
Le lendemain, 0 juin, les armes autrichiennes disparaissaient en têtede la Gazette de Milan dont la rédaction annonçait que l’ordre de chosesqui venait de s’inaugurer lui permettait de se mettre au niveau des nou-veaux besoins, et qu’inspirée par les plus vifs et les plus sacrés intérêtsnationaux, elle continuait ses publications.
Le môme jour, les mêmes assesseurs prenaient les mesures de sûretéque commandaient les circonstances. Un nouvel avis, ainsi conçu, étaitplacardé sur les murs de Milan :