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1/ITALIE CONFÉDÉRÉE
En effet, c’est dans l’immense plaine qui est en avant de Montechiarique chaque année les Autrichiens étaient dans l'habitude de faire leursgrandes manœuvres militaires, s’y livrant aux exercices de la petiteguerre. Donc Montechiari leur offrait tous les avantages d’un terrainqu’ils avaient depuis longtemps étudié, en même temps que toutes lesressources d'une situation magnifique.
Quoi qu’il en soit, le ‘21, l'Empereur et le Uoi quittent à leur tour Hrcs-cia, pour aller se mettre à la tète des troupes alliées, qui continuent à seporter en avant, pendant que François-Joseph 1 er , par un mouvement ensens inverse, qui le rapproche du Mincio, transporte son quartier généralde Vérone à Yillafranca, sur le Tartaro.
Le 22 juin, l'armée alliée achève de passer la Chiese à Montechiari.Notre cavalerie poussa des reconnaissances habilement conduites par lecapitaine de Coutenson, du 1 er régiment de chasseurs d’Afrique , et unegrand’garde de uhlans fut surprise. Quelques hommes ont été tués; neufont été pris à l’ennemi avec leurs chevaux dans cette affaire. De leur côté,les Piémontais rencontrèrent un avant-poste ennemi vers Peschiera , oùun engagement assez vif eut lieu, dans lequel deux officiers et quelqueshommes autrichiens furent tués.
L’expédition du capitaine de Coutenson motiva, deux jours avant la ba-taille de Solfcrino, l’ordre du jour suivant, qui était à la fois une récom-pense et une leçon :
OltmtE DE I.A DIVISION.
<c Quarante chevaux du 1 er régiment de chasseurs d’Afrique , 2 e esca-dron, sous les ordres du capitaine de Coutenson, ont enlevé ce malin unposte de lanciers autrichiens, dans une reconnaissance qui a été pousséejusqu’aux avant-postes de Goito, sur le Mincio ; on a ramené quatre lan-ciers, sept chevaux; d'autres lanciers ont été tués. Ce détachement ducapitaine de Coutenson s’est acquitté d'une manière distinguée de samission.
« Le maréchal des logis Happe mérite une attention toute particulière.
« Cet heureux coup de main doit servir d'enseignement. Ce petit posteennemi a été enlevé parce qu'il n’était pas bien sur ses gardes ; avec plusde vigilance, il aurait pu, en partie du moins, échapper à la vigueur del’attaque. Les cavaliers de la division n’oublieront pas que la négligencedans le service d’avant-poste et la dispersion dans les maisons peuventcauser de pareilles défaites.
« Au bivac de Carpenedolo, 22 juin.
« Général Devaux. *