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Campagne de Piémont et de Lombardie en 1859 / par Amédée de Cesena
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1/ITALIE CONFÉDÉRÉE

En effet, cest dans limmense plaine qui est en avant de Montechiarique chaque année les Autrichiens étaient dans l'habitude de faire leursgrandes manœuvres militaires, sy livrant aux exercices de la petiteguerre. Donc Montechiari leur offrait tous les avantages dun terrainquils avaient depuis longtemps étudié, en même temps que toutes lesressources d'une situation magnifique.

Quoi quil en soit, le21, l'Empereur et le Uoi quittent à leur tour Hrcs-cia, pour aller se mettre à la tète des troupes alliées, qui continuent à seporter en avant, pendant que François-Joseph 1 er , par un mouvement ensens inverse, qui le rapproche du Mincio, transporte son quartier généralde Vérone à Yillafranca, sur le Tartaro.

Le 22 juin, l'armée alliée achève de passer la Chiese à Montechiari.Notre cavalerie poussa des reconnaissances habilement conduites par lecapitaine de Coutenson, du 1 er régiment de chasseurs dAfrique , et unegrandgarde de uhlans fut surprise. Quelques hommes ont été tués; neufont été pris à lennemi avec leurs chevaux dans cette affaire. De leur côté,les Piémontais rencontrèrent un avant-poste ennemi vers Peschiera ,un engagement assez vif eut lieu, dans lequel deux officiers et quelqueshommes autrichiens furent tués.

Lexpédition du capitaine de Coutenson motiva, deux jours avant la ba-taille de Solfcrino, lordre du jour suivant, qui était à la fois une récom-pense et une leçon :

OltmtE DE I.A DIVISION.

<c Quarante chevaux du 1 er régiment de chasseurs dAfrique , 2 e esca-dron, sous les ordres du capitaine de Coutenson, ont enlevé ce malin unposte de lanciers autrichiens, dans une reconnaissance qui a été pousséejusquaux avant-postes de Goito, sur le Mincio ; on a ramené quatre lan-ciers, sept chevaux; d'autres lanciers ont été tués. Ce détachement ducapitaine de Coutenson sest acquitté d'une manière distinguée de samission.

« Le maréchal des logis Happe mérite une attention toute particulière.

« Cet heureux coup de main doit servir d'enseignement. Ce petit posteennemi a été enlevé parce qu'il nétait pas bien sur ses gardes ; avec plusde vigilance, il aurait pu, en partie du moins, échapper à la vigueur delattaque. Les cavaliers de la division noublieront pas que la négligencedans le service davant-poste et la dispersion dans les maisons peuventcauser de pareilles défaites.

« Au bivac de Carpenedolo, 22 juin.

« Général Devaux. *