midi, et lut placée sous les ordres du général Mollard. Elle prit positionsur la gauche de la brigade Pignerol , en face de la cassine Contracania.L’artillerie avait l’ordre de n’ouvrir son feu qu’à très-petite portée del’ennemi. Un fit déposer les sacs aux soldats, et, vers cinq heures, oncommença à marcher en avant.
Un bataillon cl deux pièces d’artillerie devaient tâcher de tourner l'en-nemi par sa gauche. La cinquième division, qui s’était repliée sur la roulede Itivoltella, était en marche pour rejoindre le champ de bataille. C’estalors qu’un ouragan terrible s’éleva du côté du lac, suivi d’une pluie tor-rentielle.
Les colonnes, bravant tous les obstacles, marchèrent résolument à l’en-nemi, qui, délivré de toute attaque sur sa droite, avait porté toute sonartillerie sur le sommet des hauteurs, entre les cassines Contracania etColombarc, d’où il balayait, avec un feu très-vif, les approches de la po-sition. La brigade Pignerol s’élança vers la cassine Contracania; obligéede conquérir pied à pied le terrain, elle éprouva des perles sensibles.Parmi les officiers supérieurs, les deux colonels furent tués et un majorfut blessé.
La brigade d’Aoste marcha sur les cassines Canova, Arriia et .Mctonata,s’en empara successivement, attaqua ensuite la Contracania et l’église deSan-Marlino, et lâcha de se maintenir dans ces différentes positions encombattant avec acharnement. Elle avait déjà son général, deux colonels,deux majors blessés et un major tué. Afin de soutenir l’infanterie par unfeu imposant d’artillerie, le chef d’état-major fit placer dix-huit piècesprès de la Casa-Monala, pour battre la cassine Contracania.
Tous les efforts se dirigèrent bientôt vers ce point. Attaqué de frontpar le 5 e et le 6 e d’infanterie, qui s’avançaient de Casa-Monala sur ladroite, par la brigade Pignerol , et successivement par les 7 e , 12 e , 17 e et18 e , et par les bataillons de bcrsaglieri, l’ennemi commença à plier.Pour assurer un succès si chèrement acheté, l’ordre fut donné à toutel'artillerie disponible de se porter au galop sur le sommet.
bientôt après, vingt-quatre pièces couronnaient les hauteurs et ou-vraient leur feu. L’ennemi, qui était à peu de distance, menaçait de sejeter sur nos canons. Un escadron de cavalerie, avec deux charges desplus brillantes, mit le désordre dans ses rangs déjà éclaircis par la mi-traille, et, poursuivi par l’infanterie, l’ennemi laissa entre nos mains lesformidables positions défendues, une journée entière, avec tant d’achar-nement.
Un l’a vu plus haut, tandis que le combat s’engageait, dès le malin, al’extrême gauche, du côté opposé, sur les collines de Solfcrino, le pie