I/ITALIE CONFEDEREE
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mier corps d’armée française était aux prises avec l’ennemi et soutenaitun combat très-vif.
Une reconnaissance, composée de troupes de la première division dugénéral Durando, comprenant le troisième bataillon de bersaglieri , unbataillon de grenadiers, et une section d’artillerie de la 10 e batterie, sousla conduite du chef d’état-major, colonel de Casanova, partie de Lonato àl’aube, arriva vers cinq heures et demie à la hauteur de la position Ma-donna-dclla-Scoperta, qu’elle trouva occupée par l’ennemi.
Celui-ci fut aussitôt attaqué par les troupes de la reconnaissance, sui-vies de près par la brigade des grenadiers. Ces corps soutinrent à euxseuls jusque vers midi les efforts de l’ennemi, supérieur en nombre, puisfurent obligés de se retirer jusqu’à l’intersection des roules de Cascina-Rondolto. Là, renforcés par quatre bataillons de la brigade de Savoie,commandés par le colonel de Rolland, elles reprirent vivement l’offen-sive et chargèrent l’ennemi à la baïonnette. Deux bataillons de grenadiers,envoyés dès le matin par Castelloro et Cadignolo, entraient à leur touren ligne, tandis que la '11 e batterie, se mettant en position, ouvrait sonfeu. Ces efforts combinés décidaient l’ennemi à abandonner les positionsconquises dans la matinée.
Le général de la Marmora avait été chargé par le Roi de prendre lecommandement des première et deuxième divisions. L’ennemi une foisrepoussé à Madona-della-Scoperta, ce général, suivant les ordres deVictor-Emmanuel II , dirigea une partie des troupes contre San-Martino,où les troisième et cinquième divisions continuaient à combattre.
La première division passa par San-Rocco, Cascina-Taverna et Monte-Fami ; elle donna, chemin faisant, contre une colonne ennemie composéedu régiment de Prohaska et d’autres troupes qui avaient combattu à San-Martino, et cherchaient vraisemblablement à tourner les forces qui atta-quaient cette position. Cette colonne, repoussée, se replia à la hâte; maisil en résulta un retard dans le mouvement de la première division.L’heure était d’ailleurs avancée, et ces troupes avaient combattu toute lajournée contre trois brigades ennemies, ayant éprouvé de grandes pertes.Cette division comptait trente et un officiers hors de combat : six tués etvingt-cinq blessés. ’
La brigade de Piémont de la deuxième division, commandée par legénéral Fanti, avait coopéré également à l’attaque des positions de Ma-donna-della-Scoperta. L’ennemi repoussé, celte brigade fut dirigée par legénéral de la Marmora contre Pozzolengo. Arrivée à la hauteur de Cascina-Rondotto, elle rencontra un corps ennemi fortement établi dans les cas-sines Torricelli , San-Giovanni et Preda, et sur les hauteurs de Serino.