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On s’en souvient : c’est dans une visite que le prince Napoléon, quiétait resté à Gênes , fit à l’Empereur, au quartier général d’Alexandrie ,qu’il reçut l’ordre de se rendre en Toscane . Quelques troupes de la se-conde division du cinquième corps avaient précédé Son Altesse Impérialeà Livourne . Ainsi, dès le 19 mai, le maire de cette cité publiait un ma-nifeste ainsi conçu :
« Habitants de Livourne,
« Les troupes du magnanime allié de Sa Majesté le roi de Piémont,Napoléon III , vont arriver parmi nous. Recevez-les avec la même affec-tion, les mêmes démonstrations de gratitude que vous avez prodiguées àvos frères piémontais . Le principe soutenu par les deux puissances est lemême : notre affranchissement de l’étranger. Qui combat pour la mêmecause a droit, de notre part, aux mêmes honneurs.
« Livourne , hôtel de ville, le 19 mai 1859.
« Le maire, Miciicle d’Axgiolo. »
Le maire de Livourne avait été devancé par le roi de Sardaigne , quiavait annoncé dans ces termes, aux troupes toscanes, l'arrivée du princeNapoléon :
« Soldats toscans,
« Au premier bruit d’une guerre nationale, vous avez cherché un capi-taine qui vous conduisît contre les ennemis de l’Italie .
«J’ai accepté de vous commander, parce qu’il est de mon devoir d’or-ganiser et de discipliner toutes les forces de la nation.
« Vous n’êtes plus les soldats d’une province ; vous faites partie del’armée italienne.
« Vous croyant dignes de combattre à côté des vaillants soldats de laFrance , je vous place sous les ordres de mon très-cher gendre, le princeNapoléon , qui a reçu de l’Empereur des Français la direction d’impor-tantes opérations militaires.
« Obéissez-lui comme vous obéiriez à moi-même, car nous avons unepensée commune avec le généreux Empereur descendu en Italie commele défenseur de la justice et du droit national.
« Soldats ! les jours de grandes épreuves sont arrivés. Je compte survous.
« Vous devez maintenir et accroître l’honneur des armes italiennes. »