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Campagne de Piémont et de Lombardie en 1859 / par Amédée de Cesena
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LITALIE CONFÉDÉRÉE

Accompagné de son premier aide de camp, le colonel de Franconnière,de son second aide de camp, M. Ferri Pisani, et de ses officiers dordon-nance, le commandant P>ayon et le lieutenant de frégate Dubuisson, le25 mai, le prince Napoléon arrivait en vue des côtes de Toscane et rédi-geait, à bord môme de la Reine-Hortense , en rade de Livourne , cettebelle proclamation :

« Habitants de la Toscane,

« LEmpereur menvoie dans vos pays, sur la demande de vos repré-sentants, pour y soutenir la guerre contre nos ennemis, les oppresseursde lItalie .

« lia mission est exclusivement militaire; je n'ai pas à moccuper et jene moccuperai pas de votre organisation intérieure.

« Napoléon 111 a déclaré quil navait quune seule ambition : celle defaire triompher la cause sacrée de l'affranchissement dun peuple, etquil ne serait jamais influencé par des intérêts de famille. Il a dit que« le seul but de la France , satisfaite de sa puissance, était d'avoir à ses« frontières un peuple ami qui lui devra sa régénération. »

« Si Dieu nous protège et nous donne la victoire, lItalie se constitueralibrement ; et, en comptant désormais parmi les nations, elle affermiraléquilibre de l'Europe .

« Songez quil nest pas de sacrifices trop grands, lorsque lindépen-dance doit être le prix de vos efforts, et montrez au monde, par votreunion et par votre modération, autant que par votre énergie, que vousêtes dignes dêtre libres.

« Le Prince commandant en chef le cinquième corpsde l'armée d'Italie ,

« Jékô.me N'AroLÉox. »

Le même jour, Son Altesse Impériale débarqua sur le sol de la Toscane .

Ce 'que lon avait vu denthousiasme dans toute la Sardaigne , à lar-rivée des soldats de la France , ce que lon avait entendu dacclamationssur le passage de lEmpereur, de Gènes à Alexandrie , on le revit à Li­ vourne , on allait le revoir à Florence sur le chemin de Son Altesse Im-périale et à l'arrivée du cinquième corps. Toute la population de Livourne était en fête. La ville entière était illuminée. Partout et toujours descris spontanés, des élans indescriptibles, des fleurs à profusion, une joieimmense et une sympathie universelle.

Des témoins oculaires ont raconté que les enfants embrassaient les sol-dats français en leur disant avec la naïveté de leur âge : Nest-ce pas que