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L’ITALIE CONFÉDÉRÉE
Accompagné de son premier aide de camp, le colonel de Franconnière,de son second aide de camp, M. Ferri Pisani, et de ses officiers d’ordon-nance, le commandant P>ayon et le lieutenant de frégate Dubuisson, le25 mai, le prince Napoléon arrivait en vue des côtes de Toscane et rédi-geait, à bord môme de la Reine-Hortense , en rade de Livourne , cettebelle proclamation :
« Habitants de la Toscane,
« L’Empereur m’envoie dans vos pays, sur la demande de vos repré-sentants, pour y soutenir la guerre contre nos ennemis, les oppresseursde l’Italie .
« lia mission est exclusivement militaire; je n'ai pas à m’occuper et jene m’occuperai pas de votre organisation intérieure.
« Napoléon 111 a déclaré qu’il n’avait qu’une seule ambition : celle defaire triompher la cause sacrée de l'affranchissement d’un peuple, etqu’il ne serait jamais influencé par des intérêts de famille. Il a dit que« le seul but de la France , satisfaite de sa puissance, était d'avoir à ses« frontières un peuple ami qui lui devra sa régénération. »
« Si Dieu nous protège et nous donne la victoire, l’Italie se constitueralibrement ; et, en comptant désormais parmi les nations, elle affermiral’équilibre de l'Europe .
« Songez qu’il n’est pas de sacrifices trop grands, lorsque l’indépen-dance doit être le prix de vos efforts, et montrez au monde, par votreunion et par votre modération, autant que par votre énergie, que vousêtes dignes d’être libres.
« Le Prince commandant en chef le cinquième corpsde l'armée d'Italie ,
« Jékô.me N'AroLÉox. »
Le même jour, Son Altesse Impériale débarqua sur le sol de la Toscane .
Ce 'que l’on avait vu d’enthousiasme dans toute la Sardaigne , à l’ar-rivée des soldats de la France , ce que l’on avait entendu d’acclamationssur le passage de l’Empereur, de Gènes à Alexandrie , on le revit à Li vourne , on allait le revoir à Florence sur le chemin de Son Altesse Im-périale et à l'arrivée du cinquième corps. Toute la population de Livourne était en fête. La ville entière était illuminée. Partout et toujours descris spontanés, des élans indescriptibles, des fleurs à profusion, une joieimmense et une sympathie universelle.
Des témoins oculaires ont raconté que les enfants embrassaient les sol-dats français en leur disant avec la naïveté de leur âge : N’est-ce pas que