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CAMPAGNE DE l’a R M É E
P rem i ERS mouvements offensifs de l’arméedu Datvibe.
L’armée autrichienne , épuisce par les com-bats continuels quelle avait été obligée de livrerpour arriver jusqu’à Zurich , ne put pousser plusloin ses succès , quoiqu’elle fût encore supé-rieure à la nôtre, et quoique l’occupation de lapetite ville de Zurich lui fournît sur la rivegauche de la Limât, un débouché facile pourprendre l'offensive. Le 20 prairial ( 8 juin'), leprince Charles profita de ce débouché pourvenir nous attaquer sur l’Albis; mais sa tenta-tive, qui 11’eut aucun succès, ne servit qu’à luidémontrer l’impossibilité cfenlever cette posi-tion ; et à l’exception d’une affaire d’avant-po^es, que nous engageâmes le 27 prairial ( i5juin), les deux armées restèrent en observationclans lentfe positions respectives, depuis ce jourjusqu’au i 5 messidor (3 juillet), que l’arméedu Danube reprit l’offensive par une attaque del’aile droite ÇLecourbe ) contre la gauche de l’ar-mée autrichienne .
Le général Lecourbe se préparait de longuemain à ces mouvements; les hautes montagnes