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qui bordent le lac de Lucerne (i), n’offrant parterre aucune communication directe de Lucerne à Alloiff, le transport des troupes par eau surle lac, devait nécessairement être employé par-ce général, pour l’attaque des differents postesque l’ennemi occupait sur ses bords ; ayantsenti le besoin d’avoir sur le lac une flottille
(i) Le tac de Lucerne , autrement appelé, et avecraison, le lac de TValdUaedte , c’est-à-dire, lac desquatre cantons forestiers, est un des pl s considérablesde la Suisse . Ses bords sont le berceau de la libertéhelvétique. Il reçoit la Reuss qui y entre près de Sée-dorff, et qui en sort à Lucerne : bordé presque paitoutde très-hautes montagnes, il est sujet à de fréquentsorages, et sert cependant au transit de toutes les mar-chandises entre la Suisse et l’Italie , attendu qu’il n’ya aucune route directe par terre de Lucerne à AltorfF.Il est indispensable, pour bien comprendre les mouve-ments de troupes, dans cette partie montueuse de laSuisse surtout, d’étre muni de très bonnes cartes topo-graphiques, qui expriment fidellement la direction desvallées, le cours des chemins et des rivières, la figuredes lacs et la projection des montagnes. Je n’eu connaispas qui puissent mieux remplir ce but que le superbeatlas de la Suisse par Weis, dont plusieurs feuilles ontdéjà paru. La carte publiée à Genève , en 1798, parH. Mallet, quoique fort exacte, est sur une trop petiteéchelle, pour donner aux militaires une idée suffisantede la configuration du pays.