de la cavalerie ennemie ; et le bois qui occupela pente de la montagne de Wolkenstein au des-sus d’Emishoffen, nous tut aussi disputé pendantassez de temps par des tirailleurs dont il étaitgarni. Mais enfin nos forces s’accroissant, l’en-nemi fut forcé de plier partout, et de se retirervers Stockacb.
Le passage secondaire de Paradis (i) ne s’é-tait pas ellèotué avec autant de facilité. Nous yavions appliqué des moyens très-faibles, etl’ennemi s’y montra plus opiniâtre. Le généralGoullus, chargé de diriger cette expédition ,n’avait, à cet elfet, à sa disposition, que deuxbataillons d’infanterie et quatre pièces de canon.Le petit équipage de bateaux qui y était destiné,entra sur ses baquets jusque dans la cour ducouvent, où il fut déchargé, et delà lancé à l’eaupar une grande porte donnant sur le Rhin . Lepremier embarquement et les débarquements
(i) Paradis est un couvent de filles situé immédiate-ment au bord du Rhin , à une demi-lieue au dessus deSchafThouse, en (ace et un peu au dessous du villagede Bussingen qui lui est opposé à la rive droite. Ontraverse les cours du couvent pour parvenir au rivage.C’était à une portée de canon au dessus de cet endroitqu’était la fameuse tête de pont , abandonnée par lesRusses au mois de vendémiaire précédent.