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I.
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ClUMES DES EMPEREURS.

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[1. S.]

et si cruel pour ceux qui lui avaient donné la couronne, queles citoyens disaient de lui : « quil ne pouvait être ni meil-« leur esclave ni plus méchant maître. » Il aurait fallu êtrebien stupide pour donner des larmes à un tyran qui faisaitprésent de cinquante mille écus à un cocher pour ses étren-nes, et condamnait un innocent pour semparer de la mêmesomme : il poussa limpudence jusquà se plaindre que sonrègne neût pas été signalé par un embrasement effroyable,par un tremblement de terre, par une famine ou par unepeste; et il osa dire : « Je voudrais que le peuple romain neût» quune tête, afin de la couper dun seul coup. » Souhaitsexécrables, que les rois seuls sont capables de former !

Lempereur Claude, successeur de Caligula , était irrésolu,crédule, timide et cruel : il aimait avec passion le vin et lesfemmes, et lorsquil était ivre il donnait sans réflexion etsans jugement tout ce que les courtisanes lui demandaient.Sa mémoire était infidèle, son esprit pesant, et son cœur tel-lement bas, quil souffrait que Caligula le souffletât et le dé-chirât à coups de fouet; il fit massacrer ses amis, ses domes-tiques, ses parents, et devint lesclave de ses affranchis et deses maîtresses; enfin, Agrippine lui fit donner du poison, etil mourut le 15 octobre de lan 55 de Jésus-Christ .

Néron , parvenu au trône, renchérit encore sur ses vices,et commit les plus grands crimes, sans honte, sans pudeur.On ne saurait lire son histoire sans être saisi dhoiTeur : iltrempa ses mains dans le sang de tous les gens de bien, fit tuerAgrippine sa mère et Sénèque son précepteur. Incestueuxet pédéraste, il se maria avec un homme, et neut pas hontede commettre en plein jour, devant toute sa cour, des actions