[II. S.]
CRIMES DES EMPEREURS.
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Antonin triompha des Parlhes ; dompta Avidius Gassius,qui s’était soulevé en Orient ; subjugua les Marcomans et lesQuades; établit à Athènes des professeurs, avec des traite-ments pour enseigner les sciences ; battit les Scythes, et fitde grandes choses. 11 s’associa ensuite dans les pénibles fonc-tions du gouvernement Lucius Antonius Yerus, qui avaitépousé Lucilla sa fille. Ce coadjuteur de l’empire, bien dif-férent de Marc-Aurèle Antonin, se livrait à tous les plaisirset à la débauche. Les historiens regardent comme un faitextraordinaire que dans un gouvernement partagé entre deuxprinces dont les inclinations étaient si opposées, l’ambi-tion et la jalousie n’aient pas rompu leur intimité ; mais ilfaut en attribuer le mérite à Antonin, qui par ses vertusobligea son gendre à garder plus de mesures dans sa con-duite. Yerus mourut avant son beau-père, et l’on soupçonnaqu’il avait été empoisonné par Faustine.
Sous le règne de ces deux princes l’Église souffrit unequatrième persécution, dans laquelle plusieurs fidèles furentcouronnés du martyre, et dans le nombre se trouvèrentles martyrs de Lyon , aussi fameux dans l’histoire ecclésias-tique que dans nos légendes.
Quelques années après la mort de Vcrus, Antonin fut em-poisonné lui-même par des médecins qui avaient exécuté lesordres de Commode son fils.
Lucius Commode Antonin occupa le trône après ce par-ricide : les historiens nous apprennent qu’il était le plus beauet le plus cruel de tous les hommes. Il avait le corps bienproportionné, la taille avantageuse, l’air grand et majes-tueux, les yeux doux et pleins de feu, les cheveux épais et