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MAXIMIN,
empereur.
Election d’Anteros.— Sa mort. — Écrits supposas.
ambition des prélats de notre siècle.
MAXIMIN,
empereur.
Avarice et
Lorsque Pontien eut abdiqué l’épiscopat, les fidèles deRome avaient un si profond respect et un si grand attache-ment pour lui, qu’ils refusèrent d’élire un autre évêque deson vivant. Mais après sa mort ils procédèrent à l’élection,et choisirent pour la conduite de leur église, Anteros , Grecde nation et fils d’un nommé Romulus.
Pendant qu’il était occupé du soin de son troupeau, la per-sécution qui continuait avec fureur ne l’épargna pas, et l’oncroit qu’il souffrit le martyre l’an 238, après avoir gouvernéle saint-siège pendant un mois seulement.
Les lettres qu’on attribue au saint-père n’ont jamais étéécrites par Anteros ; et l’on ne doit pas ajouter plus de con-fiance aux historiens qui prétendent qu’il a permis aux évê-ques de quitter leurs églises pour prendre d’autres sièges,non pour des avantages particuliers, mais par nécessité oupour le bien de la religion : car, à cette époque, les prélatsn’auraient pas eu recours à l’évêque de Rome pour autoriserces arrangements, puisque la juridiction des pontifes étaitrenfermée dans les bornes de leur diocèse.
Cependant nous devons convenir que cet usage, alors in-