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I.
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HISTOIRE D ÉTIENNE I«.

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Cette lettre a paru violente à Pamelius, et il avoue qu’il nel’eût pas insérée dans son édition, si Morel et Turnebe nel’avaient rapportée avant lui. Fleury n’a point osé la tra-duire ; il passe également sous silence les accusations atrocesque saint Cyprien intenta au pontife, en lui reprochant « d’être» arrogant, opiniâtre, ennemi des chrétiens, de défendre la» cause des hérétiques contre l’Église de Dieu, et de préférer» la tradition humaine à l’inspiration divine. » Ainsi, mêmedans les premiers siècles du christianisme, les saints met-taient dans leurs disputes ce fiel et cette aigreur que nousremarquons toujours dans les querelles religieuses; maisalors, les peuples abrutis embrassaient avec fureur les opi-nions de leurs évêques, et des milliers d’hommes étaient mas-sacrés pour soutenir les erreurs de misérables prêtres !

Les différentes opinions des historiens sur la mort du papeÉtienne ne font pas connaître la vérité ; un ancien Pontificalrapporte qu’il fut condamné au bannissement, comme saintCyprien et saint Denys d’Alexandrie; et qu’ensuite, étant re-venu à son église, il fut arrêté et mis en prison avec deuxautres évêques, neuf prêtres, et trois diacres; on ajoute qu’ilobtint des magistrats la permission de réunir dans son cachotles principaux ecclésiastiques, et de leur consentement il remittous les vases sacrés et le trésor de l’église entre les mainsde son diacre Sixte, qu’il désigna pour son successeur : en-suite il fut décapité sur la place publique.

Les Actes des martyrs, selon Baillet, ont encore moins d’au-thenticité que le Pontifical ; ils racontent que le saint-pèrefut pris le second jour du mois d’août et conduit à l’empe-reur Yalérien, qui le condamna à être dévoré par les bêtes