[III. S.]
CRIMES DES EMPEREURS.
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pour se divertir par cet affreux supplice. La mémoire d’A-lexandre lui était tellement chère, qu’il menaça des plus af-freux supplices les philosophes qui suivraient les sentimentsd’Aristote , et il voulut faire brûler tous les livres de cet his-torien, parce qu’il était soupçonné d’avoir avancé la mort dece conquérant par le poison. Un jour il informa le sénat quel’âme d’Alexandre était entrée dans son corps pour acheverce qui pouvait lui rester de vie, et il ordonna à ses courti-sans de l’appeler vainqueur de Darius. Pendant son règne,il fit mourir vingt mille hommes dans les supplices, et chargead’impôts effroyables toutes les provinces de l’empire ; enfinil fut tué après avoir régné six ans et deux mois.
Caracalla étant mort, Opilius Macrin, homme de nais-sance très-obscure, s’empara de l’empire; mais ses débau-ches l’ayant rendu odieux à l’armée, il fut tué après un règned’un an et deux mois.
Marcus Antonius Varius Héliogabale, fils de Caracalla etde Julie, succéda à Macrin . Ce prince était un autre Sarda-napale; comme lui prêtre du soleil, il sacrifiait à son idoleles plus beaux enfants d’Italie . 11 fut massacré par les soldatsl’an 222 ; et l’on égorgea en même temps sa mère, qui étaitdevenue la femme de ce monstre.
Marc-Aurèle Sévère Alexandre prit sa place et devint favo-rable aux chrétiens : il chassa de la cour les flatteurs et lesbouffons; il ne voulut point que les charges de la magistra-ture fussent vénales, et il défendit aux juges de recevoir desprésents. Maximin, l’un de ses lieutenants généraux, excitaquelques légionsàlarévolte et fit assassiner ce prince vertueux.
Caïus Julius Venus Maximin après ce meurtre s’empara