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HISTOIRE DES PAPES.

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» teste qu’ils prétendaient se marier, ils resteront dans le» ministère avec la permission de l’évêque; mais s’ils n’ont» fait aucune protestation avant leur ordination, et s’ils con-» tractent un second mariage, ils seront privés du minis-» tère. » Ce qui nous confirme dans l’opinion que le célibatdes prêtres était inconnu du temps des apôtres et longtempsaprès eux. Cependant il est impossible de déterminer depuisquelle époque les ecclésiastiques ont mieux aimé « brûler» que de se marier. » Les historiens indiquent que dès letroisième siècle, les prêtres étant plus exposés aux fureursdes persécutions que les simples fidèles, trouvèrent difficile-ment des femmes, et s’accoutumèrent à vivre dans le célibat.

Le concile de Néocésarée eut lieu quelques mois après, etune partie des mêmes évêques assistèrent à la nouvelle as-semblée : les pères firent plusieurs règlements pour la disci-pline ecclésiastique; dans le premier canon, ils défendentaux prêtres de se marier, sous peine d’être déposés ; dansle huitième, ils permettent à ceux qui étaient mariés avantde recevoir les ordres sacrés de rester avec leurs femmes,et de les quitter seulement quand elles seraient convaincuesd’adultère : cet usage s’est toujours conservé dans l’Églisegrecque.

Le fameux Corneille Agrippa blâmait sévèrement la loi quiobligeait les ecclésiastiques à se priver de femmes : il accusaitles évêques contraires au mariage des prêtres de souffrir leconcubinage parce qu’ils en retiraient de grands revenus. Ilajoute qu’un certain prélat se vanta publiquement d’avoirdans son diocèse onze mille prêtres concubinaires, qui luidonnaient un écu d’or tous les ans, pour tolérer leurs mai-