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HISTOIRE DE SYLVESTRE.

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tresses : ce motif seul l’avait engagé à s’opposer au mariagedes prêtres.

Dans le synode, les pères observèrent que le mariage en-traînait à des occupations terrestres et sensuelles qui détour-naient les ministres des devoirs qu’imposent le sacerdoce.Malheureusement les promoteurs de cette jurisprudence n’a-vaient pas assez étudié la nature lorsqu’ils établissaient la loidu célibat : avec plus d’indulgence pour les passions hu-maines, ils auraient prévenu les débauches scandaleuses desprêtres et les désordres des couvents.

Sous le règne de Constantin , l’Église entrait dans un étatde grandeur et de prospérité qui fut bientôt troublé parArius, chef de secte, né dans la Libye. Eusèbe , évêque deNicomédie, avait pris la nouvelle hérésie sous sa protection,et il contribua puissamment à sa propagation. Ce prélat, finet rusé, avait attiré dans son parti Constantia, sœur de l’em-pereur, dont il avait obtenu les bonnes grâces; et par sa fa-veur le parti d’Arius fit des progrès rapides. Plusieurs évê-ques accueillirent favorablement le nouveau schisme, etsoulevèrent des disputes terribles et des combats sanglants.Alors l’empereur Constantin , pour arrêter ces désordres,fit assembler le premier concile général de Nicée , et l’oncondamna la doctrine des ariens.

Arius enseignait une trinité dans laquelle Dieu le Père étaitélevé au-dessus des deux autres personnes; il regardait leChrist comme la première des créatures, et prétendait queDieu l’avait adopté pour son Fils, mais que ce Fils n’avaitrien de la consubstance paternelle, qu’il n’était ni égal auPère, ni consubstantiel avec lui, ni éternel, ni coéternel;