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HISTOIRE DE SYLVESTRE.
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Les actions de ce pontife sont restées dans l’oubli; et les lé-gendes transmises par les moines sur le cinquième siècle,sont moins propres à nous faire connaître la vérité, qu’à nousconvaincre que l’histoire d’un homme aussi célèbre a étécorrompue près de sa source. Nous ne devons pas adopterles fictions des auteurs qui présentent Sylvestre comme lecatéchiste de Constantin , et prétendent que ce prince avaitété guéri d’une lèpre et baptisé par le pontife : ils ajoutentque l’empereur en reconnaissance lui avait fait une dona-tion de la ville de Rojne, et avait ordonné à tous les évêquesdu monde d’être soumis au siège pontifical. Ils affirment quele concile de Nicée fut assemblé par ordre de Sylvestre, etque le premier il accorda le droit d’asile aux églises.
Romuald et quelques compilateurs sans discernement nousdonnent pour des faits réels toutes ces fables ridicules, dontles historiens célèbres ont suffisamment prouvé la fausseté.
Dans le concile de Rome, tenu l’an 378, sous le pape Da-mase, les pères écrivaient à l’empereur Gratien , que Syl-vestre étant accusé par des hommes sacrilèges, avait plaidésa cause devant Constantin , parce qu’il n’existait point deconcile devant lequel il pût comparaître. Us alléguaient cetexemple pour montrer que Damase et les papes ses succes-seurs pouvaient se défendre dans le conseil des empereurs.Nouvelle preuve que dans ces premiers siècles les pontifesse croyaient soumis à l’autorité séculière.
Nous ferons remarquer également que le concile de Nicée accorda à l’évêque d’Alexandrie les mêmes privilèges qu’aupasteur de Rome . L’autorité du pape était alors renferméedans l’étendue de son diocèse; il n’avait aucun degré de juri-