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HISTOIRE DES PAPES.
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autorité, et les prélats orthodoxes qui refusèrent de se sou-mettre à la volonté de l’empereur furent exilés en Ghalcédoine.
Constance, irrité de voir que ses dispositions pacifiques,loin d’apaiser la fureur des orthodoxes, augmentaient en-core leur orgueil, et que ses états continuaient à être troubléspar les querelles religieuses que suscitait l’obstination dupape, écrivit à Léonce, gouverneur de Rome , de surprendreLibère avec adresse et de l’envoyer à la cour ; ou d’employerla violence, s’il était nécessaire, afin d’arracher à son trou-peau ce prêtre de discordes.
Léonce fit arrêter le pape pendant la nuit, et le conduisità Milan , auprès de l’empereur, qui interrogea le saint-pèreau sujet des disputes de l’Église : mais Libère fut intraitablesur toutes les propositions. Le prince, dans un transport decolère, s’écria : « Êtes-vous donc la quatrième partie du» monde chrétien, pour vouloir protéger seul un impie et» troubler la paix de l’univers? » Le pape répondit : « Quand» je serais seul, la cause de la foi n’en serait pas moins bonne,» et je m’opposerais à vos ordres. Autrefois, il se trouva» trois personnes généreuses pour résister au commande-» ment injuste de Nabuchodonosor : et j’imiterai ces coura-» geux Israélites. » Deux jours après cette conférence, surson refus formel de souscrire à la condamnation d’Athanase,il fut exilé à Bérée en Thrace ; et Constance, que les ultra-montains regardent comme un persécuteur, lui fit remettrecinq cents écus d’or pour sa dépense.
Les ariens élevèrent alors Félix sur le siège papal; maisdeux ans après, Constance étant venu à Rome , plusieurs da-mes de naissance illustre engagèrent leurs maris à supplier