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HISTOIRE DE DAMASE.

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ceux qui se faisaient nommer continens, d’aller dans lesmaisons des veuves et dans celles des filles qui demeuraientseules, ou qui avaient perdu leurs parents : dans le cas decontravention, elle permettait aux parents ou alliés de défé-rer les prêtres coupables aux tribunaux. Elle défendait enoutre aux gens d’église, sous peine de confiscation, de rece-voir, à titre de donation ou par testament, les biens de leurspénitentes, à moins que, par droit de proximité, ils ne fus-sent les héritiers légitimes : cette loi était lue chaque dimanchedans toutes les églises de Rome . On suppose que le papel’avait demandée lui-même, afin de réprimer par le secoursde la puissance séculière l’avarice de plusieurs clercs, quiséduisaient les dames romaines pour s’enrichir de leurs dé-pouilles. Car l’avidité des ecclésiastiques les avait conduits àune corruption effroyable ; ils surpassaient les plus habilesdans l’art d’extorquer les successions, et leur prudence étaitsi merveilleuse, qu’on n’osait pas même les en accuser juri-diquement.

Saint Jérôme blâmait ouvertement cette loi contre l’ava-rice des prêtres, qui imprimait une marque d’infamie sur leclergé. Cependant elle lui paraissait juste et nécessaire.« Quelle honte, s’écriait-il, de voir des ministres païens, des» bateleurs, des comédiens, des cochers publics, des femmes» débauchées, hériter sans obstacles, pendant que les clercs» et les moines sont les seuls auxquels il soit défendu de re-» cueillir des héritages!.... Cette défense est faite non par» des princes païens ni par des persécuteurs du christia-» nisme, mais par des empereurs chrétiens! Je n’ose pas» me plaindre de la loi, car mon âme est profondément at-