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I.
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HISTOIRE DES PAPES.

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[IV. S.]

meurs terribles : « Mort au tyran ! mort au lâche et au» traître ! Constantin est invincible! »

Maxence, effrayé par ces cris dadmiration pour son rival,senfuit du cirque, et ordonna aux sénateurs de consulterles livres des sibylles. On lui répondit quils annonçaient quece jour même lennemi des Romains devait périr misérable-ment; alors le prince regardant la victoire comme assuréerejoignit sôn armée. Mais à sa sortie de Rome , des chouettesvinrent aussitôt se reposer sur les murailles de la ville, etle suivirent jusquau champ de bataille : ce présage sinistre,vu de toute larmée, abattit le courage des soldats. Les rangsplient devant les légions de Constantin ; la déroute com-mence : Maxence lui-même, entraîné par la foule, regagnele pont quil avait fait construire avec des bateaux ; et soithasard, soit trahison, les bateaux senfoncent, et il tombedans le fleuve, il se noie. Maxence devint ainsi la victimedes pièges quil avait tendus à Constantin , car le pont étaitétabli de manière que, dans une déroute, ses ennemis ve-nant à le traverser, il dût se rompre par le milieu et lessubmerger dans le Tibre . Le lendemain son corps fut re-trouvé, et on lui coupa la tête, qui fut portée dans les ruesde Rome au bout dune pique.

Constantin , maître de lempire, se réunit à Licinius ,qui avait épousé sa sœur Constantia : ces deux princesdétruisirent larmée de Jovius Maximin, qui affectait dese décorer du titre dempereur. Mais Licinius lui-mêmedevint bientôt suspect à son collègue, parce quil renou-velait la persécution contre lLglise et voulait se rallierle parti encore formidable des pontifes païens ; il fut

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