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HISTOIRE DES PAPES.
[IV. S.)
Flavius Sylvanus, après avoir repoussé les Germains, quifaisaient des irruptions sur les frontières des Gaules , voulutégalement se faire nommer empereur par l’armée, maisConstance corrompit ses principaux officiers, qui le massa-crèrent à Cologne , après un règne d’environ un mois.
Magnence faisait chaque jour de nouveaux progrès, et s’a-vançait vers Rome à marches forcées : cet usurpateur, mons-tre d’ingratitude, que saint Ambroise nomme « sorcier, Ju-» das, second Caïn , une furie, un diable, » fut enfin battudans une grande bataille. Constance le poursuivit jusqu’àLyon , et le contraignit de se passer son épée au travers ducorps : Décentius, qui avait été nommé césar par Magnence ,mit également fin à ses jours et s’étrangla de désespoir.
Constantius Gallus , que Constance avait déclaré césar,ayant voulu se livrer à des actes de cruauté et d’insolenceenvers les vaincus, eut la tête tranchée par ordre de l’em-pereur, qui mit à sa place Julien son frère : il déclaraensuite la guerre aux Quades et aux Sarmates, qu’il soumità ses armes; mais il fut vaincu à son tour par Sapor II, filsd’IIormisdas, qui revendiquait la Mésopotamie et l’Arménie .Comme il marchait contre Julien, auquel l’armée avait dé-cerné le titre d’auguste, il fut attaqué d’une fièvre violente,et mourut près du mont Taurus en Mésopotamie .
Flavius Claude Julien, surnommé l’Apostat, fut élu empe-reur : ce prince, après avoir abjuré le christianisme, dont ilavait fait profession dans ses premières années, donna auxpaïens les charges de la magistrature, ferma les écoles deschrétiens, et défendit qu’on enseignât aux enfants la rhéto-rique, la poésie et la philosophie. Les catholiques racontent