[IV. S.]
CRIMES DES EMPEREURS.
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que ce prince ayant eu la fantaisie de rebâtir le temple de Jé-rusalem , pour faire mentir les prophéties, fut contraint d’a-bandonner son entreprise téméraire, parce qu’il s’échap-pait des feux souterrains qui détruisaient miraculeusementles nouvelles fondations.
Plusieurs historiens ont élevé Julien au-dessus de Con-stantin , et affirment que ce prince avait l’esprit plus brillantet mieux cultivé que son prédécesseur. Son règne fut d’unecourte durée et se termina par sa malheureuse expéditioncontre les Perses : dans un combat qu’il livra à ces peuples,il fut blessé par une flèche empoisonnée, et il expira sur lechamp de bataille. Les prêtres prétendent que la flèche étaittombée du ciel en signe de la colère de Dieu , et que Juliens’était écrié en arrachant le fer meurtrier : « Tu as vaincu,» Galiléen. »
Julien, en mourant, avait désigné pour son successeurProcopius son cousin; mais les soldats vinrent offrir la cou-ronne à Flavius Jovien de Pannonie , qui refusa d’abord cethonneur, déclarant qu’étant chrétien il ne pouvait comman-der qu’à des hommes de sa religion. Les légions s’écrièrentqu’elles consentaient à recevoir le baptême, et il acceptal’empire. Ses premiers soins furent de conclure une paixpour trente ans avec Sapor II , auquel il rendit cinq provincesque Galérius avait prises, s’engageant à ne point secourirArsace l’Arménien : ensuite il s’occupa des intérêts de la re-ligion, rendit des décrets terribles contre les Juifs, et leurdéfendit d’exercer leur culte publiquement. Ce prince cassales édits de ses prédécesseurs, rétablit saint Athanase et lesévêques bannis par Constance ou par Julien, fit rendre aux