HISTOIRE D’INNOCENT K
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chargé de faire reconnaître son autorité, sans lui donnerdes forces nécessaires pour soutenir ses prétentions : lui-même, trompé par de vaines espérances, marcha vers lia—venne. Honorius , épouvanté, lui adressa ses premiers of-ficiers, lui offrant de le reconnaître pour son collègue ; maisAtlale repoussa durement les ambassadeurs, ordonnant àl’empereur de choisir une île ou de désigner une provincepour se retirer.
Ilonorius avait déjà lait disposer ses vaisseaux, et n’atten-dait qu’un vent favorable pour s’enfuir auprès de son neveuThéodose , quand il reçut d’Orient un secours inespéré. Enmôme temps Attale apprit la nouvelle que Constant avait étédéfait par Héraclien, gouverneur de l’Afrique , et que la Hottedes ennemis gardait si bien les ports de Rome , qu’on ne pou-vait plus faire entrer de vivres dans la ville : alors il retournasur ses pas pour défendre sa capitale. Mais le roi goth irritéde l’ingratitude dont il avait payé ses bienfaits, se réconciliaavec Honorius , et dépouilla son protégé de la pourpre im-périale, après une année de règne.
Alaric se dirigea ensuite vers les Alpes et vint à trois lieuesde Ravenne , pour montrer qu’il désirait sincèrement la paix ;il annonça qu’il ne demandait plus de grandes provinces, nile commandement des armées de l’empereur, mais seule-ment une petite somme d’argent, une certaine quantité deblé pour l’entretien de ses troupes, et deux petites provincesaux extrémités de l’Allemagne qui ne payaient aucun tributà l’empire, et restaient exposées aux irruptions des barbares.
Honorius , cédant à de mauvais conseils, refusa encore delui accorder cette satisfaction : le roi, devenu furieux par